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mardi 20 novembre 2012

Un fossile de pingouin géant découvert en Antarctique.

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Des chercheurs argentins ont découvert en Antarctique le fossile du plus grand pingouin de 2 m.
Selon les spécialistes il vivait il y a environ 34 millions d'années. Grâce à ses muscles développés il était un bon nageur. Les paléontologistes ont de la peine à attribuer la trouvaille à une espèce déterminée de pingouins, mais ils espèrent trouver plus de fossiles lors de leur prochaine expédition en Antarctique en vue de poursuivre les recherches.



lundi 12 novembre 2012

Les poissons volaient avant les oiseaux!

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Vous connaissez tous ces « poissons-volant », probablement depuis vos lectures de Tintin. Ces poissons étonnants ne datent pas d'hier. Le plus vieux fossile de poisson volant (qui fait cela pour échapper à ses prédateurs) vient d'être trouvé. On a estimé l'âge de cet animal à … 240 millions d'années ! C'est bien avant l'extinction des dinosaures et l'apparition des oiseaux. 


On a surnommé cet animal Potanichthys xingyiensi. Il vivait durant le Triassique, entre 235 millions et 242 millions d'années, soit 50 millions d'années avant le Jurassique et ses dinosaures. On peut donc dire que les poissons volaient environ 80 millions d'années avant les oiseaux (qui sont supposés être les descendants de dinosaures à plumes). Les poissons volants de notre époque vivent dans les mers tropicales et subtropicales et continuent de voler/planer à plus de 60 km/h sur des centaines de mètres. Ils échappent ainsi aux dauphins, poulpes ou gros poissons. 

Le poisson fossilisé faisait 15 cm de long et disposaient de 4 ailes : deux grandes, qui sont des ailerons pectoraux adaptés et une paire d'ailes auxiliaires plus courte sans compter la queue en fourche qui devait servir à se propulser en dehors de l'eau.

Découverte d'un mammouth dans Paris!

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Le squelette d'un mammouth laineux, surnommé Helmut, a été découvert à Changis-sur-Marne (Seine-et-Marne). Un cas rarissime : seuls trois spécimens ont été déterrés en France depuis 150 ans.

Qui cherche trouve? Les archéologues de l'Inrap (l'Institut national de recherches archéologiques préventives) ont présenté, mercredi, le squelette d'un mammouth laineux découvert en juillet, dans la Marne. Cette découverte est qualifiée «d'exceptionnelle» par les scientifiques: jusque-là, seuls trois spécimens entiers ont été déterrés en France, en 150 ans. Le premier en date, «le mammouth de Choulans» a été découvert à Sainte-Foy-lès-Lyon en 1859, et les autres ont été trouvés au XXe siècle, dans le Nord et en Ariège. Il faut aller jusqu'en Sibérie, région du permafrost, pour trouver des spécimens recouverts de peau et de chair.
Cet été, des archéologues étaient en train de mener un chantier de fouilles sur un site gallo-romain, à Changis, lorsque leur œil a été attiré par des ossements. «Nous avons rapidement compris, notamment à cause des immenses défenses, qu'il s'agissait d'un pachyderme», raconte Grégory Bayle, responsable scientifique de l'opération à l'Inrap. «Et après deux semaines d'études, nous savons qu'il s'agit d'un animal adulte, âgé de 20 ou 30 ans qui s'est probablement enlisé.»

Un squelette vieux de 100.000 ans



lundi 29 octobre 2012

Les dinosaures portaient des plumes pour la reproduction.

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De nos jours, nous voyons les oiseaux comme s'ils avaient toujours été là. Il y a de plus en plus de preuves pour dire que les oiseaux sont pourtant les descendants des dinosaures. On commence à comprendre que ce sont les dinosaures qui ont « inventé » la plume. Il nous semblerait naturel de penser que cela a servi à certains de ces animaux de l'époque pour voler ou ne serait-ce que planer d'arbre en arbre. 




L'étude de quelques nouveaux fossiles semble donner du poids à une théorie plus déconcertante. La raison du développement initial des plumes n'a rien à voir avec le vol qui serait venu plus tard, comme adaptation. D'après la récente étude, la cause de leur développement aurait été en réalité une caractéristique sexuelle secondaire. Ces structures en forme d'ailes n'auraient pas servi à voler, mais pour des activités liées à la reproduction, pour la séduction ou pour couver. 

Les trois récents fossiles découverts au Canada étaient ceux de l'espèce Ornithomimus edmontonicus, un dinosaure bipède agile et qui ressemblait à une sorte de grande autruche. Cet animal se nourrissait probablement de gros insectes, de fruits, de feuilles ou d'oeufs et rarement d'animaux. Il ne s'agirait pas pour autant de l'ancêtre direct des oiseaux, mais il offre des indices sur le développement ultérieur de ces derniers. 

On a retrouvé sur les fossiles (un adulte et deux d'aspect juvénile) des plumes filamenteuses : une forme primitive de plume qui n'a pas de tube rigide central. Contrairement à d'autres spécimens, ces nouveaux fossiles ont bien plus de « protoplumes ». Les « ailes » de ces gros dinosaures ne pouvaient aucunement servir à voler. 

jeudi 13 août 2009

1700 nouvelles traces de dinosaures

Le sauropode peut faire jusqu'à 9m de hauteur au garrot.

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Plus de 1700 nouvelles empreintes de dinosaures ont été mises au jour à Courtedoux dans le Jura. Le site est quatre fois plus grand que celui découvert en 2002, ont révélé les services archéologiques mercredi. Des portes ouvertes auront lieu à la fin du mois.

Avant d'être un "pré des vaches" comme son nom l'indique en patois, le lieu dit "Béchat-Bovais" était une plage de dinosaures. Il y a 152 millions d'années, une vingtaine de sauropodes (gigantesques reptiles herbivores à quatre pattes) ont marché sur ce site jurassien, qui était alors un îlot situé entre le Bassin de Paris au nord et la mer Téthys au sud. Aujourd'hui, "Béchat-Bovais" est un bois, qui se trouve dans la commune de Courtedoux, à l'ouest de Porrentruy.

S'enfonçant dans le sable sous le poids de leur imposant corps (entre 5 et 15 tonnes), ces dinosaures ont quitté la plage en laissant des empreintes derrière eux. Ce sont ces traces qui ont été retrouvées l'automne passé par les chercheurs de Paléontologie A16, de la section d'Archéologie et Paléontologie de l'Office de la culture du canton du Jura, qui collabore avec PaléoJura.

La plage de calcaire fait plus de 4000m2. Légèrement en pente et de couleur écrue, elle est parsemée de pas moins de 1700 traces de pas, montant à 8000 le nombre d'empreintes retrouvées dans la région. Certains pas ne font que 20 cm de diamètre, d'autres atteignant les 80 cm. Ces empreintes sont reconnaissables au bourrelet formé par la patte plongeant dans le sol. Le trou laissé est plus ou moins profond, les pattes s'étant surtout embourbées lorsque le terrain était mou ou que l'animal avançait lentement.

Certainement des diplodocus

A "Béchat-Bovais", on peut suivre les dinosaures à la trace, les fouilleurs ayant pu dégager des successions de pas. Au total, 24 pistes ont été identifiées. Si le nombre de pistes trouvées ne constitue pas un record pour le canton du Jura, l'étendue de la surface fouillée l'est. A titre d'exemple, le site de "Sur Combe Ronde", fouillé entre 2002 et 2003, était quatre fois plus petit.

La plus longue des pistes atteint environ 115m, ce qui est rarissime. Les pas sont très rapprochés les uns des autres, ce qui laisse supposer qu'il s'agissait de diplodocus. "Ces dinosaures ont un bassin étroit et une marche serrée. Leur squelette est tout à fait apte à laisser ce genre de traces", explique Wolfgang Hug, le responsable de Paléontologie A16.

Chaque individu n'aurait laissé qu'une seule piste. Les diplodocus marchent en troupeau et la probabilité que les animaux aient fait des allers-retours est très faible, estime Géraldine Paratte, responsable du chantier. Il y aurait donc eu 24 diplodocus sur cette plage, plus ou moins jeunes. Mais les données doivent encore être examinées de plus près.





Suivre les dinosaures à la trace

Du haut d'un gigantesque mirador, on peut suivre du regard chaque piste d'autant plus facilement que toutes les empreintes ont été détourées par de la peinture, dont la couleur varie avec chaque bête. Les traces sont le plus souvent celles laissées par les pattes arrière de l'animal. "Lorsque l'animal atteint une certaine vitesse de locomotion, il pose ses pieds là où il venait de planter ses mains", explique encore Wolfgang Hug.

Certaines pistes vont tout droit, d'autres bifurquent. Certaines sont parallèles, d'autres se croisent. Les paléontologues ont remarqué que si l'animal s'enfonce beaucoup dans le sable, il a tendance à ralentir sa cadence, à marcher sur ses propres pas, voire à changer de direction.

Ouvert au public

Pour l'heure, les chercheurs mesurent longueur, largeur et profondeur de chaque cavité ; ils étudient les directions, relèvent les axes, notent les rotations. Ainsi, ils pourront déterminer avec encore plus de précisions le poids et la taille des dinosaures, mais aussi leur allure et leur vitesse de marche. Et leur bonheur ne s'arrêtera pas là : une nouvelle couche d'empreintes se cache 15 cm sous la première !

Les amateurs de paléontologie pourront découvrir par eux-mêmes ces traces exceptionnelles les deux derniers week-ends du mois d'août. Les samedis soir, la surface sera même éclairée afin de bien distinguer les traces de pas. Un petit sentier devrait aussi permettre de s'approcher de certaines d'entre elles.

Caroline Briner


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lundi 10 août 2009

Les grandes victoires de la science en 10 ans

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- 1- L’Homo Sapiens serait d’origine asiatique

La colonisation européenne ne s’est pas faite avec des vagues successives de populations venues d’Afrique mais a résulté d’un mélange plus complexe d’immigrants et d’émigrants d’Europe, d’Afrique et surtout… d’Asie. Les résultats d’analyses de plus de 5000 dents fossilisées de spécimens d’origine africaine, asiatique et d’Homo Genus montrent que les origines de l’homme moderne — ou Homo Sapiens — proviennent davantage des migrations d’Asie que du continent africain.

- 2- Un gorille préhistorique découvert en Ethiopie

Les dents d’un primate fossile vieux de 10 à 11 millions d’années, probablement apparenté au gorille et suggérant que les grands singes se sont séparés de l’homme plus tôt que l’on ne pensait, ont été découvertes en Ethiopie. Il s’agit des premiers restes aussi anciens d’un hominoïde qui puisse être rapproché d’une espèce existante. Les chercheurs ont donné à ce « prégorille » le nom scientifique de Chororapithecus abyssinicus.

- 3- On a retrouvé les enfants de Nicolas II

Des spécialistes russes pensent avoir trouvé les restes de deux enfants du dernier tsar de Russie, Nicolas II, tué par les bolchéviques avec sa famille à Ekaterinbourg dans l’Oural en juillet 1918. Les chercheurs ont trouvé aux côtés des restes (ceux d’un garçon de 10 à 13 ans et d’une jeune femme de 18 à 23 ans) des balles de différents calibres et des fragments d’un récipient en céramique du même type que ceux retrouvés en 1991 avec neuf autres squelettes.

- 4- Le talc limiterait la violence des séismes

La différence d’intensité des tremblements de terre, le long de la faille de San Andreas, en Californie, pourrait s’expliquer par la présence de talc en certains endroits, selon une étude publiée par le magazine scientifique britannique Nature. Les tests menés en laboratoire montrent que le talc résiste mieux au mouvement quand la vitesse de glissement s’accélère. Ainsi, ses propriétés encouragent vraisemblablement le glissement lent et régulier de la partie centrale de la faille, ce qui limite la création d’énergie élastique, à l’origine des séismes. Tandis que les parties nord et sud de la faille enregistrent des séismes rares mais importants, sa partie centrale glisse, elle, régulièrement, ce qui produit des tremblements de terre plus fréquents, mais aussi plus faibles, un phénomène qui intrigue depuis longtemps les sismologues.

- 5- Des diamants nous éclairent sur la température de la Terre

La présence de diamant dans des cristaux vieux de plus de quatre milliards d’années découverts en Australie pourrait permettre de mieux déterminer la température de la Terre lors de sa première ère géologique, l’Hadéen. Les seules roches connues des premières 500 millions d’années de la Terre sont des cristaux de zircon, un minéral dont les grains n’excèdent pas 3 millimètres de diamètre. Soit ces diamants se sont formés au cours d’un seul évènement, avec de hautes pressions, il y a 4,3 milliards d’années, soit ils se sont agrégés dans le zircon de l’Hadéen via un processus inconnu qui s’est répété à plusieurs reprises durant le premier milliard d’années de la Terre.

- 6- Le réservoir viral du VIH se trouve dans l’intestin

Une équipe de chercheurs français a montré que les ganglions lymphatiques de la région intestinale étaient les principaux réservoirs du VIH et que le virus persistait même chez les individus infectés depuis plus de 10 ans. Ces travaux devraient permettre de tester de nouvelles thérapies ciblant plus spécifiquement ces ganglions.

- 7- Des astronomes ont découvert un énorme trou dans le cosmos Des astronomes américains ont détecté dans le cosmos une zone totalement vide, dont la taille dépasse l’imagination : près d’un milliard d’années lumière, ne contenant ni matière, ni même matière noire. Des zones vides avaient déjà été détectées, mais jamais d’une telle ampleur. Pour l’instant, son origine reste inconnue.

- 8- On sait comment les dinosaures ont disparu

L’extinction des dinosaures, il y a 65 millions d’années, aurait pour origine une collision entre deux rochers gigantesques survenue dans la ceinture d’astéroïdes 100 millions d’années auparavant, a révélé une étude publiée dans la revue scientifique Nature. Suite à la collision entre les deux blocs de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre, de nombreux fragments auraient été éjectés, dont un se serait écrasé sur la Terre, provoquant un brusque changement climatique et la disparition des dinosaures.

- 9- La banquise prend eau

La période de fonte estivale de la banquise arctique va s’achever sur un nouveau record aussi spectaculaire qu’inquiétant. L’été 2007 se caractérise par une très forte accélération de la diminution des surfaces gelées. Le 22 août, il ne restait plus que 3,22 millions de km2 contre 4,01 millions en 2005. A la fin de la période de fonte, le 30 septembre, il devrait en rester moins de 3 millions.

- 10- Les Cambodgiens étaient plus forts que les Mayas

Le complexe urbain autour du temple d’Angkor Vat, au Cambodge, était trois fois plus vaste que soupçonné, selon une équipe internationale d’archéologues ayant sondé le sous-sol à l’aide de radars de la Nasa. La cité bâtie autour d’Angkor, qui fut la capitale de l’empire Khmer entre le IXe et le XVIe siècle, s’étendait sur près de 3 000 km2. Une telle superficie en fait le plus grand développement urbain de l’ère préindustrielle, éclipsant de loin des cités Maya comme celle de Tikal au Guatemala. Ce complexe pouvait alimenter une population de 500 000 personnes.

- 11- Le génome complet de l’homme déchiffré

Pour la première fois, des chercheurs américains et anglais ont déchiffré le génome complet d’un seul individu, ouvrant la voie à une médecine personnalisée. En 2001, la première carte génétique humaine était publiée, mais il s’agissait d’un patchwork de plusieurs personnes et non d’une seule. Les deux jeux des 23 chromosomes, chacun hérité d’un des deux parents de l’individu, ont été analysés. Dans les trois à cinq prochaines années, de nouvelles techniques devraient permettre d’aller plus vite pour moins cher (l’étude a coûté plusieurs dizaines de millions de dollars), et de disposer de 10 000 génomes humains. On pourra donc savoir de quel parent on a hérité tel ou tel trait (propension à une surcharge en cholestérol, ou à la crise cardiaque, voire à la dépression ou la dépendance à la cigarette...).

- 12- L’origine du glaucome oculaire identifiée

Des chercheurs scandinaves ont identifié le gène responsable d’un important type de glaucome, une grave maladie oculaire, principale cause de cécité irréversible dans le monde, selon une étude publiée dans le journal américain Science. En attendant des médicaments, il est d’ores et déjà possible d’utiliser ce gène pour évaluer très tôt les risques encourus par un individu qui pourrait alors recourir à des traitements chirurgicaux préventifs pour limiter la perte de la vision.

- 13- Un style de peinture mis au jour à Pompéi

Alors qu’ils effectuaient des fouilles sur l’artisanat antique, des chercheurs français ont mis à jour une fresque d’un style nouveau à Pompéi. Une telle découverte, fondamentale pour l’art antique, permet de caractériser un style de peinture jusqu’à présent ignoré. Antérieur au premier style, il semble typique de la Campanie du IVe siècle, alors dominée par les Samnites. Il sera par la suite supplanté par le premier style devenu quasiment omniprésent à partir du III e siècle avant Jésus-Christ.

- 14- Une population de galaxies au fin fond de l’Univers

Une équipe internationale d’astronomes a trouvé une nouvelle population de galaxies dont la lumière aurait mis plus de 13 milliards d’années à nous parvenir. Cette découverte mettrait en évidence l’existence de galaxies alors que l’Univers n’était âgé que de 500 millions d’années.

- 15- Le cordon ombilical préviendrait les anémies

Médecins et sages-femmes devraient retarder le moment de couper le cordon ombilical lors de la naissance pour réduire le risque d’anémie chez les nouveaux-nés. C’est ce que suggère le docteur Andrew Weeks, un obstétricien britannique, qui a publié les conclusions d’une recherche sur la question dans le British Medical Journal de l’Université de Liverpool. Il affirme que conserver intact le cordon ombilical pendant trois minutes permet d’accroître sensiblement le niveau de fer dans l’organisme du bébé, ce qui réduit les risques d’anémie.

Par Mélanie Matarese






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samedi 4 juillet 2009

Trois nouveaux dinosaures en Australie


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Des fossiles de trois nouvelles espèces des dinosaures ont été découverts en Australie, y compris un carnivore plus grand que le Velociraptor du film Jurassic Park, ce qui laisse à penser que l’Australie pourrait posséder un passé préhistorique plus complexe.



Les deux dinosaures herbivores et le carnivore, les plus grands découverts depuis 1981, ont été trouvés au Queensland et remontent à 98 millions d’années à la période du Crétacée Moyen. « Nous nous représentons non seulement deux nouveaux stupéfiants géants au long cou dans l’ancien continent australien », a déclaré vendredi le paléontologue John Long, directeur du département des sciences au musée Victoria, « mais ils nous montrent aussi notre premier vraiment important prédateur ».

Le paléontologiste Ben Kear de l’université de La Trobe à Melbourne espère que la découverte préparera le terrain à de nouvelles études sur les dinosaures australiens et leur environnement. « L’Australie est l’une des grandes ressources inexploitées dans notre compréhension de la vie pendant l’ère des dinosaures », explique-t-il. « Ces découvertes donneront un nouvel intérêt pour une recherche inachevée, mais globalement significative pour ce continent ».

La découverte fossile de dinosaures en Australie est extrêmement pauvre comparée à celles qui ont été faites en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Afrique. Ces dinosaures récemment découverts n’ont pas de filiation avec ceux que l’on retrouve ailleurs et au Musée des Dinosaures ou au musée du Queensland, rassemblant les différentes espèces trouvées dans l’intérieur du Queensland.

Le theropode carnivore a été nommé Australovenator, et surnommé Banjo, à cause du poète du bush australien Banjo Patterson, et les deux dinosaures sauropodes herbivores, Wintonotitan et Diamantinasaurus. « C’était le guépard de son époque », indique Scott Hocknull, un des auteurs de la découverte. « Banjo est léger et agile. Il pouvait rattraper facilement la plupart des proies à terrain découvert ». Le trait distinctif de ce prédateur est trois grandes griffes en entaille à chaque main. À la différence de quelques theropodes dont les bras sont de petite taille, comme le T Rex, Banjo est différent. Ses bras sont pour lui l’arme principale.

« C’est le correspondant australien du Velociraptor, mais il est de beaucoup plus grand et plus terrifiant », indique Scott Hocknull. « Banjo fait la lumière sur l’ascendance des dinosaures carnivores les plus grands jamais découverts, les carcharodontosaures, un groupe de dinosaures devenu colossal, comme le Giganotosaurus ». Par ailleurs, Les deux dinosaures herbivores sont des genres différents du titanosaure, le plus grand type de dinosaure qui ait jamais vécu.

Le Wintonotitan est un grand animal du genre de la girafe, alors que le Diamantinasaurus est trapu comme un hippopotame. Deux des dinosaures ont été trouvés enterrés ensemble dans un billabong, ou trou d’eau vieux de 98 millions d’années. « Les billabongs font partie intégrante de l’esprit australien parce que nous les associons au mystère, aux fantômes et aux monstres », explique Scott Hocknull, en se référant au poème de Banjo Patterson « Waltzing Matilda », qui raconte l’histoire d’un vagabond du bush australien qui saute dans un de ces trous d’eau et s’y noie pour échapper à la police qui le pourchassait pour le vol d’un mouton.

Scott Hocknull croit savoir que des centaines de fossiles sont à découvrir en plus, car il reste encore beaucoup de terre à remuer dans le chantier de fouilles.




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mardi 30 juin 2009

Les dinosaures maigrissent!

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Cela ne devrait pas leur porter préjudice tant leur légende est grande. Mais il semble bien que le poids de nombreux dinosaures ait été surévalué. Et pas dans de minces proportions. Pour certains, il faudrait diviser par deux, voire par trois, leur poids estimé. Ainsi, l'apatosaure («lézard trompeur»), aussi appelé autrefois brontosaure, qui ressemble en plus petit au diplodocus, pouvait mesurer plus de 20 mètres de long.

Les os et les squelettes fossiles découverts sont là pour le prouver. Mais comment estimer leur poids ? Depuis vingt-cinq ans, un modèle mathématique établit une relation entre la longueur, l'épaisseur des os, et le poids que les animaux auraient dû avoir. Ainsi, le poids de l'apatosaure est couramment estimé à plus de 30 tonnes. En fait, il n'aurait pesé «que» 18 tonnes. À comparer avec un éléphant adulte qui «déplace» entre 5 et 7 tonnes. Ou avec une baleine bleue qui peut dépasser les 150 tonnes.

Une équipe de l'université du Colorado a réexaminé la formule dite de «Anderson», du nom du chercheur qui imagina cette équation permettant de mettre en relation taille et poids. La formule utilise entre autres la circonférence du fémur pour les animaux bipèdes, et du fémur et de l'humérus pour les animaux quadrupèdes pour établir le poids des animaux fossiles. Et est basée sur des comparaisons avec des animaux actuels, mammifères et reptiles.

De DinotoxtrA

«Nous avons montré que le modèle mathématique utilisé est très imparfait et que les dinosaures géants étaient probablement moitié moins lourds qu'il est généralement admis», écrit Gary ­Packard, l'un des auteurs de l'étude (publiée dans le Journal of Zoology). Une affirmation qui n'étonne pas Ronan Allain, paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, spécialiste des dinosaures. «Cela fait un certain temps déjà que ces équations sont remises en question, explique-t-il. Beaucoup d'autres données paléontologiques et biologiques vont dans ce sens.»

Sang chaud ou sang froid

Cette perte de poids des dinosaures a-t-elle des conséquences sur ce que l'on imagine de leur métabolisme ? En particulier, étaient-ils à sang froid ou à sang chaud ? Une question encore irrésolue. «Je ne crois pas que cela fasse, sur cet aspect des choses, une différence, estime Ronan Allain. Les dinosaures ont vécu plus de 150 millions d'années. Ils étaient parfaitement adaptés à la marche, ils étaient agiles, ils se nourrissaient bien. Cela va plutôt dans le sens de se dire que pendant tout le temps où ils ont été là, diverses solutions, comme sang froid ou sang chaud, ont cohabité.»

Et l'apparition des plumes sur les petits dinosaures - il y en avait d'ailleurs beaucoup plus de petits que de gros - semble montrer qu'ils étaient, eux, plutôt à sang chaud, le plumage étant là pour les aider à maintenir leur température interne stable. Il n'en reste pas moins qu'une telle diminution de masse des dinosaures va modifier sensiblement les reconstitutions que l'on peut faire sur leurs modes et leurs vitesses de déplacement, sur le temps qu'ils passaient à se nourrir, sur leurs modèles de croissance. À suivre…






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vendredi 26 juin 2009

Eritherium le plus vieux des éléphant


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Le fossile, vieux de 60 millions d'années, a été trouvé dans un gisement de phosphates au Maroc.

Eritherium Azzouzorum , le plus vieil ancêtre des éléphants, n'était pas plus gros qu'un chat. Découvert au Maroc par des chercheurs franco-marocains, ce petit mammifère pesait à peine 5 kilos et vivait il y a environ 60 millions d'années, au tout début de l'ère tertiaire. Selon ses «inventeurs», il s'agit du plus ancien représentant de l'ordre des éléphants (proboscidiens) et des ongulés africains (paenungulés) connu à ce jour. Extraordinairement primitif, il fournit un nouveau point de datation capital pour comprendre l'évolution des mammifères placentaires.

Emmanuel Gheerbrant, du Centre de recherche sur la paléodiversité et les paléoenvironnements (CNRS/université Pierre-et-Marie-Curie/Muséum national d'histoire naturelle), travaillait à l'identification de cet animal depuis un an, en collaboration avec l'Office chérifien des phosphates. Les résultats de cette recherche, publiée cette semaine dans la revue américaine PNAS, témoignent du «caractère primitif extraordinaire» de cet animal.

Mis au jour à partir de 2001, les restes fossiles de cet herbivore proviennent du gisement de phosphates des Ouled Abdoun (Maroc). Là même où fut découverte en 1996 par la même équipe, dans des couches sédimentaires plus élevées, l'espèce qu'il détrône. À savoir Phosphaterium escuilliei (55 millions d'années), qui était jusqu'alors le plus vieil ancêtre de l'éléphant.

Sans trompe ni défense, Eritherium ressemble plutôt à un daman, petit ongulé primitif d'Afrique et du Moyen-Orient, qu'à un éléphant.Un Daman


Mais sa première incisive en forme de pelle, grandissant vers l'avant, et son orbite oculaire en position antérieure en font bel et bien un proche de Dumbo et Babar.

Les archives fossiles des mammifères placentaires sont rares dans l'hémisphère Nord. L'ordre des proboscidiens n'est représenté aujourd'hui que par trois espèces, mais il a une longue et riche histoire évolutive comprenant pas moins de 180 espèces fossiles. Les phosphates dans lesquels ont été découverts les restes d'Eritherium sont très favorables à la conservation des vertébrés. À l'époque du Paléocène (entre - 65 et - 53 millions d'années), la mer était calme dans cette région et il y avait donc peu de transports de cadavres.

Une diversification très rapide

L'identification d'Eritherium inédite indique une diversification très rapide des ongulés africains, après la crise Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d'années où de nombreuses espèces vivantes, comme les dinosaures, furent rayées de la carte. Jusqu'ici, seuls cinq ordres antérieurs à l'ère éocène (53 millions d'années) avaient été recensés : les primates, les carnivores, les insecti­vores, les rongeurs et les xénarthres (paresseux).

Enfin, la découverte d'Eritherium permet de mieux comprendre l'évolution rapide des proboscidiens après le passage à l'éocène, telle que l'augmentation de la taille des éléphants : un caractère qui leur a permis de survivre jusqu'à nos jours.



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mercredi 24 juin 2009

Extinction de masse et changement écologique


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Selon une nouvelle recherche, un évènement d'extinction de masse qui a eu lieu il y a 200 millions d'années pourrait être à l'origine du changement climatique. Ces résultats ont apporté de nouvelles informations sur le rythme de l'extinction de masse, et impliquent que des changements relativement peu importants dans les niveaux de dioxyde de carbone atmosphérique pourraient suffire à déclencher une extinction.

L'étude, en partie financée par une bourse Marie Curie de mobilité au titre du sixième programme-cadre (6e PC), est publiée dans la dernière édition de la revue Science.

L'extinction de la période Trias-Jurassique est l'un des cinq évènements d'extinction de masse dans l'histoire de la planète. À cette époque, de nombreuses espèces marines avaient disparu et les premiers dinosaures étaient apparus.

À l'origine, les scientifiques pensaient que les extinctions de masse avaient lieu plutôt lentement, s'étendant sur des millions d'années. Dans cette étude, des scientifiques d'Irlande, du Royaume-Uni et des États-Unis ont étudié six groupes de plantes fossilisées découvertes sur le site de Kap Stewart Group à l'Est du Groenland.

Ils ont appliqué une nouvelle technique d'analyse sur les roches afin d'observer ce qu'il se passait avant et pendant l'évènement d'extinction de masse. Leurs recherches ont révélé que des signaux d'alarme avertissaient du déclin des écosystèmes bien avant que les espèces ne commencent à disparaître. Au cours de la période étudiée, le nombre de communautés de plantes et de plantes individuelles avait baissé.

«Le déclin abrupt de la diversité des plantes [...] concorde avec les réponses attendues des plantes face à un changement environnemental catastrophique rapide plutôt que progressif», écrivent les chercheurs.

«Les différences constatées au niveau de l'abondance des espèces dans les 20 premiers mètres de falaises où les fossiles ont été collectés étaient prévisibles», a commenté Peter Wagner du Smithsonian Institution National Museum of Natural History des États-Unis. «Mais les dix derniers mètres présentaient des pertes importantes de diversité qui excèdent considérablement ce que nous pouvons attribuer à une erreur d'échantillonnage: les écosystèmes supportaient de moins en moins d'espèces.»

De plus, le déclin dans les anciennes communautés de plantes a coïncidé avec une augmentation des niveaux de dioxyde de carbone et le réchauffement planétaire. Toutefois, les scientifiques font remarquer que les niveaux plus élevés de dioxyde de soufre provenant des éruptions volcaniques pourraient également avoir joué un rôle important dans l'évènement d'extinction.

«Nous ne disposons d'aucun moyen actuellement pour détecter les changements dans les taux de dioxyde de soufre qui ont eu lieu dans le passé; aussi il est difficile de déterminer si le dioxyde de soufre, en plus d'une augmentation de dioxyde de carbone, a influencé l'extinction», a déclaré Jennifer McElwain de l'University College de Dublin, en Irlande. Parmi les autres causes possibles de l'évènement d'extinction figurent une météorite et une libération massive de méthane.


Il nous faut cependant tirer des enseignements des évènements passés, avertissent les scientifiques. «Nous devons tenir compte des premiers signes d'avertissement de détérioration au sein des écosystèmes modernes», a déclaré le Dr McElwain. «Le passé nous a montré que les extinctions à grande échelle des espèces (à hauteur de 80%) peuvent survenir de façon très soudaine, mais qu'ils sont précédés de longs intervalles de changement écologique.»

Les scientifiques ont désormais besoin de résultats solides concernant les taux de dioxyde de carbone et de dioxyde de soufre afin de déterminer plus précisément ce qu'il s'est passé il y a 200 millions d'années.



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