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samedi 16 mars 2013

L'épuisement physique et moral au travail peut conduire à de sérieux problèmes cardiaques.



De fait, on confirme que l'épuisement physique et moral au travail peut conduire à de sérieux problèmes cardiaques. Une étude israélienne de l'université de Tel-Aviv a découvert en effet une relation entre le « burnout » professionnel et les pathologies qui touchent le coeur et qui peuvent conduire à des attaques. Ces employés qui font un « burnout » ont 40 % de risques supplémentaires de développer ce type de maladies par l'intermédiaire de dépôts de plaques dans les artères coronariennes. L'étude a suivi presque 9000 employés sains, des hommes et des femmes salariées de 19 à 67 ans. 


On leur faisait passer un examen de santé de routine et on les a suivis durant 3,4 années. 
On a bien analysé le niveau de burnout potentiel et les signaux de maladies du coeur. Les employés qui étaient dans le top 20 % de l'échelle de burnout avaient 79 % de risques accrus de maladies coronariennes. Il est possible par ailleurs que cela empire avec le temps (plus que les 3,4 ans de suivi). C'est un plus grand facteur de prédiction que les risques classiques comme le tabac, les niveaux de lipides ou l'activité physique.
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Comment lutter contre Alzheimer ?


Les pathologies cognitives liées à la vieillesse, comme la maladie d'Alzheimer, sont en croissance. On cherche donc à trouver des moyens pour réduire ces risques. Des études antérieures ont déjà montré que garder son cerveau actif, pratiquer une activité physique et avoir des interactions sociales permet de retarder le début de la démence chez les patients atteints d'Alzheimer. Une récente étude de l'université de Harvard apporte des indices comme quoi un environnement riche en stimulations permet de retarder un des facteurs clé de la maladie d'Alzheimer. 

Ces indices viennent de l'étude de souris. La maladie d'Alzheimer se produit quand un certain type de protéines s'accumulent dans le cerveau. Cela va bloquer les cellules nerveuses et elles vont avoir de plus en plus de mal à communiquer entre elles. On a alors des trous de mémoire, des problèmes d'attention et une moindre capacité d'apprentissage. Une exposition à un milieu riche en stimulations va retarder l'apparition de ces plaques de protéines. Pour les souris, ces stimulations étaient tant physiques que mentales : elles passaient rapidement d'un nouvel objet à un autre.
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mardi 12 mars 2013

Les maladies cardiovasculaires existaient déjà il y a 4000 ans.


Depuis combien de temps les hommes sont-ils touchés par ces pathologies cardiovasculaires ? Des milliers d'années si l'on en croit la récente étude d'une équipe internationale de chercheurs publiée dans la revue britannique The Lancet. Selon eux, notre mode de vie ne serait pas l'unique facteur pouvant expliquer la survenue d'une crise cardiaque.
La preuve : nos plus vieux ancêtre avaient eux aussi un taux de cholestérol élevé. Pour en venir à cette conclusion, les scientifiques ont examiné au scanner pas moins de 137 momies (76 égyptiennes, 51 du Pérou et 10 provenant du sud-ouest des Etats-Unis et des îles aléoutiennes en Alaska), couvrant ensemble 40 siècles.
Des régimes alimentaires pourtant variés


Chez un tiers des momies, ils ont découvert des "certains ou probables" d'athérosclérose. Cette pathologie se caractérise par l'obstruction et le durcissement des artères coronaires à cause d'un dépôt de graisse et est principalement responsable des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
"Il est surprenant de voir que l'athérosclérose est aussi fréquente dans ces anciennes cultures à travers le globe sur une période de temps aussi étendue et parmi des personnes très différentes génétiquement et avec des régimes alimentaires aussi variés", souligne le Professeur Randall Thompson, de l'Institut du coeur de Kansas City (Missouri), principal auteur de l'étude.
Des momies de différentes origines
Cela veut-il dire que cette maladie, attribuée au mode de vie et au régime alimentaire de la vie moderne, ne serait en fait liée qu'au vieillissement ? "Ou alors peut-être que nous ne comprenons pas les facteurs de risque aussi bien que nous le pensons tels la sédentarité, le tabac et des nourritures riches en cholestérol", ajoute le Professeur Randall Thompson. En 2011, ce dernier avait déjà découvert que de nombreuses momies égyptiennes souffraient d'athérosclérose. Mais il pensait alors que c'était lié au fait que l'élite dans l'Egypte ancienne avait une alimentation riche en graisse.
Outre des momies égyptiennes de 4.000 ans, les chercheurs ont examiné des corps momifiés de cultivateurs de maïs du Pérou ainsi que d'agriculteurs amérindiens du plateau du Colorado et des chasseurs Unangan des îles Aléoutienne. Ils y ont décelé des signes d'athérosclérose chez 39% des momies égyptiennes, 26% des péruviennes, 40% des Amérindiens du Colorado et 60% des Unangans.
Des facteurs aggravants que l'on peut toutefois contrôler
"Il est évident que cette pathologie était fréquente chez les peuples anciens", souligne le Dr Thompson avant de conclure "nous exagérons peut-être la possibilité de prévenir ou d'inverser les maladies cardiovasculaires avec seulement un régime alimentaire".
Source

jeudi 7 mars 2013

Des globules génétiquement modifiés pour détruire le SIDA.



Des globules génétiquement modifiés pour détruire le SIDA.

La médecine progresse à coups de recherches mais aussi d'erreurs ou de hasard. La 'guérison' probable d'un patient porteur du virus du sida. suite à une greffe de moelle osseuse a donné beaucoup d'idées aux chercheurs comme on a pu le constater à Atlanta au dernier jour de la conférence CROI.

Petit rappel : un homme porteur du virus du sida développe une leucémie. Il vit à Berlin et les médecins décident de lui faire une greffe de moelle osseuse. Chimiothérapie pour éliminer les cellules de sa propre moelle osseuse puis transfusion des cellules du donneur.
Et au décours de ce geste la surprise ! Plus de trace du virus VIH.
Ce mystère sera éclairci quelques mois plus tard : le donneur avait une mutation génétique qui modifie un récepteur situé sur ses globules blancs et ce récepteur appelé CCR5 est utilisé par la majorité des virus VIH pour entrer dans les cellules, s'y reproduire et les tuer. Si la porte d'entrée n'est pas conforme, le virus n'entre pas.

Depuis cette histoire de nombreux laboratoires essaient, grâce aux outils des biotechnologies, de fabriquer des globules blancs porteurs d'un CCR5 défectueux.
Le problème c'est que les injecter tels quels ne garantit pas qu'ils vont survivre longtemps dans l'organisme. La solution actuelle c'est la greffe de cellules. Et c'est lourd, très lourd et très risqué car on doit détruire tous les systèmes de défenses pour laisser la place nette.

LES BLANCS ATTAQUENT

Un consortium international dans lequel le Pr Marina Cavazzana, du CHU Necker à Paris, tient un rôle essentiel a donc décidé de mener des essais cliniques sur des patients VIH+ atteints de lymphome, un cancer assez fréquent chez les personnes séropositives et qui peut requérir une greffe de moelle osseuse.

Le but est théoriquement simple : on utilise des cellules souches hématopoïétiques, c'est-à-dire des cellules sanguines 'à tout faire', on les programme grâce à un virus qui va modifier leur fonctionnement et on les
Réinjecte pour qu'elles empêchent le virus VIH de nuire.

La stratégie retenue est multiple. On a, bien sûr commencé par reproduire le 'miracle' de Berlin, en modifiant le récepteur CCR5.
Mais il y a moyen de nuire au virus tout au long de son cycle, de son accrochage à la cellule à son entrée, sa multiplication et sa sortie.
Une des cibles visées est une protéine secrétée par le gène 'vif', un facteur de virulence. Cette protéine est une grande perverse ! Elle vient bloquer totalement une autre protéine, APOBEC3G présente depuis la nuit des temps dans nos cellules et qui est là pour tuer les virus comme le VIH.

Des globules blancs anti' vif' seraient donc des armes précieuses, comme tout ce qui pourrait bloquer l'intégration du programme de reproduction viral sur l'ADN de nos cellules.

Les cibles sont multiples et plusieurs équipes se préparent à mener des essais cliniques, certains même ont débuté avec des cellules CCR5 modifiées. Ce sont environ 3 millions de cellules par kilogramme de poids des patients qui sont ainsi injectées.

La question sans réponse pour l'instant est de savoir si on pourra se passer des traitements actuels par les médicaments antirétroviraux.

TUEURS NÉS

Dans le même ordre d'idée, mais avec une approche différente, on cherche à contrecarrer le virus dans ses effets délétères sur d'autres moyens naturels de défense de nos cellules aux noms étranges TRIM alpha, ou SAMDH1.
On cherche aussi à tuer un de ses alliées, une protéine qu'il a 'retournée' en sa faveur, LEDGF.
Une course aux armements est en route, les tubes à essais fourmillent de molécules en évaluation.
Mais on est encore loin de pouvoir passer à des évaluations thérapeutiques.

Et on ne sait toujours pas comment débusquer et détruire les virus qui se sont réfugiés dans des sanctuaires, des cellules cachées au creux de ganglions et qui n'attendent que le moment propice pour ressortir.

Ces réservoirs sont le gros problème qui bloque l'éradication souhaitée du virus VIH.
Un léger espoir vient d'un médicament anticancéreux, le vorinostat. Ce produit semble capable de réveiller les virus cachés et de les amener à s'exposer pour être bombardés par les  médicaments.
Mais ce n'est pas un traitement anodin, là non plus.

Mais petit à petit les choses avancent, les pistes se diversifient et la guerre s'intensifie.

http://www.docteurjd.com



samedi 2 mars 2013

Un important antibiotique naturel est produit par notre corps.


Une équipe internationale de scientifiques a découvert comment un important antibiotique naturel nommé dermcidine peut nous aider à combattre les infections. Cet antibiotique est en réalité produit tout simplement par votre peau quand vous transpirez. Il s'agit d'un antibiotique capable de lutter contre la tuberculose et autres pathogènes. 


Cet antibiotique pourrait aider à mieux combattre les bactéries qui résistent aux antibiotiques connus. 
On a par ailleurs mis à jour la structure atomique de ce composé. On sait pourquoi la dermcidine est aussi efficace. La sueur déploie en réalité cet antibiotique sur la peau pour nous protéger des pathogènes. Imaginez sinon ce qui se passerait en cas d'éraflure ou de petite coupure ou même une piqure de moustique ! En réalité, des agents antibiotiques que produisent les glandes sudoripares vont rapidement et efficacement tuer les envahisseurs. 

Ces antibiotiques-là (naturels) représentent une arme plus efficace que les antibiotiques classiques pour les bactéries qui ont plus de mal pour développer une résistance. Ce composé est aussi capable de venir à bout du staphylocoque doré qui fait qu'aujourd'hui, vous avez toutes les raisons d'avoir peur de vous rendre à l'hôpital pour une opération (car ce germe est résistant aux antibiotiques naturels et capables de vous rayer de la carte si votre système immunitaire est affaibli)
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Un virus pour soigner le cancer de la prostate.


Le cancer de la prostate concerne l’essentiel des hommes. On estime qu’un homme sur six est ou sera atteint d’un cancer de la prostate. Le plus grave est qu’un homme sur 36 décèdera des suites de ce cancer typiquement masculin. La lutte commence par une détection au plus tôt de la maladie, mais la recherche continue d’explorer de nouveaux outils pour lutter contre ce type de cancer. 

Un virus recombiné de la maladie de Newcastle se révèle être un allié prometteur de l’homme dans ce combat. Le détail peut être retrouvé dans la revue scientifique Journal of Virology. Le virus de la maladie de Newcastle est avant tout un ennemi de la bonne santé des poulets, mais aussi des pigeons. Les symptômes sont très proches de ceux de la grippe aviaire. On appelle aussi ce mal « la pseudopeste aviaire ». Le virus responsable de cette maladie ne pose pas de problème particulier à l’homme. 


Ce virus a déjà été utilisé dans des tests cliniques humains contre différents types de cancer. Les résultats sont souvent bons, mais ils ont nécessité de nombreuses injections de quantités importantes de virus. Cela est certainement dû au fait que le virus ne cible pas directement et surtout pas suffisamment les parties les plus solides des tumeurs cancéreuses. 

Les chercheurs ont essayé de régler ce problème en modifiant le virus. Ils sont intervenus au niveau de la protéine qui permet au virus de s‘accrocher et de rentrer dans sa cellule hôte. Ils l’ont adapté de façon à ce que seules les cellules du cancer de la prostate puissent être ciblées par ce virus. L‘avantage est double. En premier lieu, aucune autre cellule n‘est attaquée. En second lieu, cela permet d’injecter une quantité plus faible de virus. 

L‘utilisation de cette thérapie éviterait la chimiothérapie, mais aussi les traitements hormonaux qui sont classiques pour guérir le cancer de la prostate. En évitant ces traitements, on échapperait du même coup à tous les effets secondaires qui y sont associés. La thérapie à base de virus déclencherait, au plus, les mêmes symptômes qu’un bon rhume. 

Le virus modifié de la maladie de Newcastle est maintenant prêt à subir la prochaine étape : les essais cliniques sur des animaux avant de passer à l’étape des tests cliniques humains. Le traitement des cancers par les traitements à base de virus oncolytiques est une voie prometteuse même si pour le moment, ils restent expérimentaux. 
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mardi 19 février 2013

4 % des cancers sont liés à la consommation d'alcool.



Presque 4 % des cancers liés à la consommation d'alcool

Nutrition, diététique Une étude américaine du Boston University Medical Centre nous prévient que les médecins ne soulignent pas assez auprès de leurs patients les risques que présente la consommation d'alcool et que le public n'en a donc pas assez conscience. Il s'agit d'un facteur de risque sur lequel il est facilement possible de travailler. Des chercheurs américains affirment donc avec leur étude que 20 000 décès annuels par cancer aux États-Unis peuvent être imputés à la consommation d'alcool. C'est 3,5 % des cas environ.


Il s'agit en particulier des cancers de la bouche, de la gorge et de l'œsophage ; des cancers typiques pour les hommes qui boivent régulièrement. Dans le cas des femmes, il y a 15 % des cas des cancers du sein qui peuvent être attribués à la consommation d'alcool. 30% des cancers attribuables à l'alcool concernaient des personnes en buvant de faibles quantités (1,5 verre et moins par jour). Notons par contre que d'autres recherches avaient montré que la consommation d'alcool réduit le risque du cancer du côlon et du rectum.

Références: David E. Nelson, Dwayne W. Jarman, Jürgen Rehm, Thomas K. Greenfield, Grégoire Rey, William C. Kerr, Paige Miller, Kevin D. Shield, Yu Ye, and Timothy S. Naimi. (2013). Alcohol-Attributable Cancer Deaths and Years of Potential Life Lost in the United States. American Journal of Public Health. doi: 10.2105/AJPH.2012.301199


lundi 11 février 2013

Des cellules souches vont permettre de soigner les maladies neuromusculaires



2013/02/01 > BE Italie 111 > Des cellules souches pour soigner les maladies neuromusculaires

Une étude de l'université de Milan en collaboration avec l'Irccs [1] Eugenio Medea (Lecco, Lombardie), a permis de démontrer de manière expérimentale chez des rats de laboratoire, qu'il est possible d'utiliser l'ingénierie génétique et les cellules souches pour produire des neurones sains, et faire ainsi disparaitre les symptômes de l'atrophie musculaire vertébrale. L'étude a été publiée sur la revue Science Transnational Medecine.

L'atrophie musculaire spinale (ou amyotrophie spinale) est une maladie génétique qui touche les motoneurones, les cellules du système nerveux qui ordonnent aux muscles de bouger. La cause de cette maladie est une mutation ou délétion au niveau du gène SMN1 (Survival Motor Neuron 1) et l'impossibilité du gène analogue SMN2 de corriger ce problème. Car SMN2 permet de créer un composé non fonctionnel, bien que le gène codant diffère d'un seul nucléotide de SMN1.

L'équipe coordonnée par Stefania Corti de l'université de Milan, a utilisé une variante animale de la maladie afin d'étudier les potentialités des cellules souches en tant qu'instrument thérapeutique contre l'atrophie musculaire spinale. Pour ce faire, les chercheurs ont prélevé des cellules souches chez un patient atteint de la pathologie et les ont modifiées en y insérant une portion d'ADN capable de corriger le gène SMN2 : le but étant que SMN2 puisse coder une protéine fonctionnelle et similaire à celle codée par le gène SMN1. Les cellules souches ont été cultivées in vitro afin d'obtenir des motoneurones sains, et qui ont été par la suite inoculées aux cobayes. Les scientifiques ont observé que les neurones transplantés chez des rats nouveaux nés avant l'apparition des symptômes typiques de la maladie, réussissaient à retarder la progression de la maladie et à améliorer la croissance et les capacités motrices des animaux.

Au vue de ces résultats, des cellules souches modifiées pourraient devenir un procédé à la base de thérapies contre les maladies neuromusculaires.

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[1] Institut d'hospitalisation et de soin à caractère scientifique

Une hormone qui provoque le cancer.


Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 09:34

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72136.htm

Une équipe de l'université de Padoue a découvert un mécanisme de genèse de cellules souches cancéreuses.

La fonction hormonale des protéines Wnt est naturellement impliquée dans le développement embryonnaire des organes et dans les processus de régénération cellulaire. Cependant, lorsque l'hormone se retrouve en excès, elle peut activer un gène, dénommé Taz (G4.5), entrainant l'apparition de nombreuses cellules souches tumorales, responsables de néoplasies et de métastases. Le développement de ces maladies pourraient être arrêté si des traitements et des anticorps ayant une action ciblée sur les protéines Wnt ou le gène Taz étaient mis au point.

L'étude, publiée sur la revue Cell, a été dirigée par Stefano Piccolo, qui a reçu en novembre 2012 le Prix scientifique "Guido Venosta" de la Fondation Italienne pour la Recherche sur le Cancer", des mains du Président de la république italienne, pour avoir conduit, avec une approche multidisciplinaire, des études originales pour une meilleure compréhension du cancer et des métastases.

samedi 9 février 2013

Des lentilles de contact surveilleront votre taux de glucose.


Des lentilles de contact surveilleront votre taux de glucose.

Voir le site en source?

 

Des-lentilles-de-contact-surveilleront-votre-taux-de-glucos.jpg

Les diabétiques vont probablement adopter cette nouvelle technologie qui leur facilitera grandement la vie. Cette technologie non invasive leur permettra en effet de surveiller le taux de glucose dans le sang sans avoir à faire couler la moindre goutte de sang ni à subir de la douleur (comme c'est le cas avec les appareils actuels).

C'est un ingénieur en biochimie de l'Université de l'Ontario, Jin Zhang, qui a développé des lentilles de contact spéciales, car elles sont capables de changer de couleur selon les niveaux de glucose dans les larmes. Ces lentilles contiennent des nanoparticules qui réagissent chimiquement au glucose. Jin Zhang a reçu un prix et une importante subvention pour développer d'autres technologies utilisant les nanocomposites.



Des microbes construiront nos vaisseaux sanguins !


Des microbes construiront nos vaisseaux sanguins!

Vaisseau sanguin artificiel. Image University of Gothenburg.  

Les petites artères coronaires qui assurent l'alimentation du cœur peuvent se boucher lorsque la plaque d'athérome (de graisse et d'autres cellules) devient trop importante à l'intérieur. Les personnes atteintes ressentent alors des douleurs à la poitrine, c'est l'angor qui peut aboutir à l'infarctus lorsque l'obstruction est totale. 

Plusieurs techniques permettent de désobstruer les artères mais parfois cela est impossible, les chirurgiens peuvent alors construire une déviation qui permet d'éviter la zone bouchée, c'est le pontage. Généralement, on utilise les veines des jambes des patients pour le réaliser mais dans certains cas c'est impossible. Il faut alors recourir à des vaisseaux artificiels qui eux même risquent d'être obstrués car il n'ont pas les propriétés des veines et des artères naturelles. 

La solution réside peut-être dans une bactérie connue sous le nom de xylinum Acetobacter. C'est du moins ce que révèle une thèse de l'Académie Sahlgrenska de l'Université de Göteborg, en Suède. La cellulose produite par cette bactérie pourrait être utilisée pour construire des vaisseaux bien plus proches de leurs équivalant naturels. Elle présente une résistance suffisante pour faire face à la pression artérielle tout en générant moins de risque de caillots. 

« Il n'ya pratiquement pas de caillots de sang avec de la cellulose bactérienne, et le sang se coagule beaucoup plus lentement qu'avec tous les matériaux que j'ai utilisé comme comparaison», explique Helen Fink, biologiste moléculaire et auteur de la thèse. «Cela signifie que la cellulose fonctionne très bien en contact avec le sang et constitue donc une alternative très intéressante pour les vaisseaux sanguins artificiels. » 


J.I.
Sciences-et-Avenir.com


Le Dopage Du Cerveau.

mercredi 6 février 2013

Découverte d'un véritable élixir de jeunesse.


Découverte d'un véritable élixir de jeunesse.

Les scientifiques de Novossibirsk ont inventé un vrai élixir de jeunesse. Ils ont élaboré un traitement unique, qui provoque la fabrication des cellules souches par le cerveau humain. Ces cellules sont capables de régénérer les organes malades. Ce remède miraculeux permet de rester jeune et en bonne santé à n'importe quel âge.

La thérapie par cellules souches est une tendance à la mode. Elle peut aider à guérir les infarctus, les hémorragies cérébrales et de divers traumas. Andreï Artamonov, directeur général de la société, qui a inventé le nouveau traitement, a expliqué à La Voix de la Russie, que la thérapie par cellules souches, qui est pratiquée actuellement, peut être assez dangereuse :

« Comment cela se passe-t-il actuellement ? On prélève les cellules souches dans la moelle osseuse avant de les multiplier et de les réinjecter dans la circulation sanguine. On ne sait pas où elles vont choisir de se différencier : elles peuvent très bien s'incorporer dans un organe défectueux, tout comme elles peuvent le faire dans un organe tout à fait sain. Ainsi, il peut arriver qu'une côte pousse dans un cœur. Ce sont déjà des cellules étrangères au corps ».

Ce problème a été résolu à Novossibirsk. Les scientifiques ont créé une solution sous le nom de code G5. Elle provoque la fabrication par le cerveau humain de cellules souches, qui trouvent ensuite l'organe défectueux et le régénèrent. Selon le spécialiste, le G5 assure un « homing » des cellules réparatrices, qui ne quittent pas leur organe cible. Andreï Artamonov affirme que ce produit appartient à une toute nouvelle catégorie de produits de la médecine régénérative et n'a aucun semblable dans le monde :

« Actuellement, aucun produit médical de ce type n'existe dans le monde. Le G5 provoque la fabrication par le cerveau humain de cellules souches, qui, qui plus est, ne quittent pas leur organe cible. Au fur et à mesure, le corps humain perd ses cellules souches et de ce fait les organes perdent leur capacité de se régénérer. La nouvelle approche consiste à inciter l'organisme à se régénérer lui-même ».

Les méthodes employées actuellement sont prévues pour des traitements symptomatiques : si l'on a mal, on prend un antidouleur. Il est beaucoup plus difficile, mais tout de même plus juste de puiser dans les réserves du corps humain. Ce n'est que cela qui « peut tous nous rendre jeunes et heureux, comme nous l'étions dans notre enfance ».

Le produit élaboré à Novossibirsk a passé avec succès tous les essais précliniques. Bientôt, il va entrer dans sa phase de test clinique. Ce nouveau traitement a toutes ses chances de faire son apparition sur le marché dans un an et demi.

la Voix de la Russie    



mardi 5 février 2013

COMMENT SAUVER DES VIES EN PRÉLEVANT DES BACTÉRIES DANS LA GUEULE DES REQUINS ?


COMMENT SAUVER DES VIES EN PRÉLEVANT DES BACTÉRIES DANS LA GUEULE DES REQUINS?

Des chercheurs, désireux de découvrir un traitement médical approprié aux victimes de blessures causées par les requins, tenteront de recueillir des bactéries logées dans la gueule de ces squales et de procéder à leur identification. Ils profiteront du tournoi « Défi Blacktip » de pêche aux requins d'une durée de soixante-douze heures organisé ces jours-ci en Floride, aux États-Unis, afin d'effectuer la collecte de ces micro-organismes. 

Les scientifiques espèrent que cette recherche menée pour une toute première fois aux États-Unis s'avèrera prometteuse et que des traitements médicaux adéquats, découverts consécutivement à l'approfondissement de la connaissance de ces bactéries, pourront sauver la vie des personnes agressées par ces seigneurs des mers. 
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Cette quête de données revêt une importance capitale. Chaque année, une centaine d'agressions occasionnent des morsures chez les nageurs dans les eaux côtières de cette région, qui, depuis dix ans, se situe parmi les endroits où se produisent le plus d'attaques de requins sur les humains.

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lundi 4 février 2013

Un robot pour assister les chirurgiens. - SCIencextrA



Un robot pour assister les chirurgiens.

 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71614.htm 
Bertin Nahum, un Français, d'origine béninoise, en 4ème position dans le classement des dix entrepreneurs de pointe les plus révolutionnaires de la planète établi par Discovery Series, qui plus est derrière Steve Jobs, Mark Zuckerberg et James Cameron, ce n'est évidemment pas banal! Alors qu'en France on parle de "redressement productif", cette information a même une saveur toute particulière. Elle rappelle en effet que les innovateurs ne manquent pas dans ce pays mais que, bien souvent, ils ne sont pas ou peu reconnus, du moins à domicile. Fondateur de Medtech, une petite entreprise qui compte aujourd'hui une vingtaine de personnes, Bertin Nahum, après avoir conçu BRIGIT et ROSA, deux "robots chirurgiens" dédiés, l'un à la chirurgie orthopédique, l'autre à la neurochirurgie, travaille au développement d'un troisième robot centré sur le rachis. Les premières opérations à l'aide de ce dernier devraient être réalisées fin 2013, début 2014.
 


La fibre entrepreneuriale ? Bertin Nahum ne sait pas si on l'a ou pas naturellement. Il se rappelle qu'à sa sortie de l'Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon, qu'il avait intégré en quatrième année, ce qui est rare, après avoir fait un Master of Science en robotique à la Coventry University en Angleterre, il n'avait pas de velléité de créer une entreprise. "Les écoles d'ingénieurs en général ne cherchent pas à développer cet aspect là chez leurs élèves", observe-t-il. C'est pourquoi, une fois son diplôme d'ingénieur en poche, il a commencé à travailler dans le secteur de la robotique chirurgicale, un domaine qu'il avait découvert à l'INSA en participant à la conception d'un logiciel capable de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners. Après différentes expériences professionnelles chez Computer Motion Inc., Integrated Surgical System Inc. et IMMI SA, où il parfait ses connaissance en chirurgie cardiaque et orthopédique mais aussi en neurochirurgie, convaincu qu'il existe un marché potentiel pour des robots chirurgiens, il décide de créer son entreprise et, pour commencer, de mûrir son projet dans l'incubateur de l'Ecole des Mines d'Ales pour y être "accompagné". Lauréat du Concours nationale d'aide à la création d'entreprises innovants en juillet 2002, il fonde aussitôt Medtech, basée aujourd'hui à Montpellier.

"Medtech n'est pas une entreprise qui développe du logiciel où les coûts sont relativement faibles. Nous concevons du hardware, d'où des coûts relativement élevés, qui plus est pour une petite entreprise qui alors ne disposait pas ou peu de fonds propres", explique-t-il. Et celui-ci de rappeler la difficulté de trouver des investisseurs qui, dans l'ensemble", "restent très frileux". Mais grâce au soutien d'Oséo, de la Drire et de la Région Languedoc-Roussillon, qui ont toujours su être présents, la petite entreprise ne tarde pas à se lancer dans le développement de BRIGIT, un premier robot dédié à la chirurgie orthopédique et, en particulier, à la pose de prothèse du genou. Contacté deux ans plus tard par le groupe américain Zimmer, leader mondial de la chirurgie orthopédique, Bertin Nahum finit par lui céder, en 2006, les brevets qui protégeait cette technologie. "Nous avons décidé alors de réinvestir une partie du fruit de cette transaction dans un nouveau projet visant à développer ROSA, un robot dédié à la neurochirurgie", indique-t-il. Là encore, Oséo soutient pleinement la PME montpelliéraine. Résultat, en l'espace de deux ans, ROSA voit le jour et les premiers exemplaires sont vendus, parallèlement à la publication des premiers articles scientifiques dans des revues internationales. Aujourd'hui, le robot ROSA est installé dans une quinzaine d'hôpitaux en France et à l'étranger.

 
 
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ROSA, l'un des robots de Medtech, en fonctionnement au bloc opératoire Crédits : Medtech


La robotique chirurgicale : un mouvement inéluctable
En 2010, Medtech décide d'ouvrir son capital et d'y faire entrer un fonds d'investissement. "Autofinancer notre développement à l'international s'avérait très compliqué. Aussi avons-nous opté pour cette solution visant à faire appel à un fonds d'investissement qui nous apporte ainsi les moyens financiers nécessaires. D'où l'ouverture d'une structure à New York et le développement de nos ventes en particulier aux Etats-Unis, au Canada et en Chine", explique Bertin Nahum. Parallèlement, Medtech travaille au développement d'un troisième robot chirurgien dédié à la chirurgie du rachis, c'est-à-dire de la colonne vertébrale, avec pour objectif de permettre les premières opérations d'ici 12 à 15 mois. Cette famille va-t-elle encore grandir ? Le fondateur de Medtech estime que nous sommes au tout début d'un mouvement inéluctable, mouvement de pénétration très fort au sein du bloc opératoire. "La technologie ne va pas remplacer le chirurgien, dont le métier reste très artisanal, même s'il s'agit d'artisanat de très haut niveau. Elle va juste l'assister et lui garantir que quand il va implanter une vis par exemple, le travail sera réalisé avec la plus grande efficacité".

Alors qu'elle célèbre ses dix ans, Medtech finalise une importante augmentation de capital, avec l'objectif de doubler ses effectifs au cours des trois prochaines années. Les idées ne manquent et Bertin Nahum a encore pas mal de développements en devenir dans ses cartons. Des regrets à l'heure de faire le bilan d'une première décennie d'activités ? Pas vraiment, si ce n'est la difficulté, toujours très actuelle, de collaborer avec des laboratoires académiques. "Pour une petite entreprise comme Medtech, cela reste très difficile de parler de transfert de technologie et de propriété intellectuelle avec les universités, d'autant plus quand il s'agit de laboratoires habitués à travailler avec de grands groupes industriels et qui ont beaucoup de difficultés à se mettre au diapason des contraintes d'une PME ou d'une TPE", observe-t-il.


mercredi 26 décembre 2012

La grippe est là.

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Le seuil épidémique de la grippe est franchi. Il est un peu tard pour se faire vacciner, puisqu’il faut deux semaines pour que s’installe l’immunité. Mais comme toutes les régions ne sont pas encore concernées, votre médecin saura vous conseiller sur ce sujet.
Pour le reste, il faut respecter les règles d’hygiène habituelles : se laver les mains et utiliser des gels désinfectants. Utiliser des mouchoirs jetables si on tousse. Les jeter après usage, immédiatement et se laver les mains !
Si on éternue et qu’on n’a pas de mouchoir on éternue dans le pli du coude, pas dans ses mains.
Attention aux personnes fragiles, nourrissons et femmes enceintes. Pas de bisous et si vous vous sentez fébrile portez un masque. Ces masques ont une durée de vie de 4 heures au plus. Donc, là encore, jetez les après unsage pendant ce laps de temps.
Et même si vous n’embrassez personne, vos vœux de bonne année seront quand même bien reçus !

mardi 11 décembre 2012

Un muscle artificiel en nanotubes de carbone.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71675.htm
Encore un bel exploit dans le domaine des nanotechnologies !

Des chercheurs de UT Dallas ("University of Texas in Dallas"), avec leur équipe internationale d'Australie, Chine, Corée du Sud et Brésil, ont réalisé des muscles artificiels particulièrement performants à partir de fils de nanotubes de carbone. Le principe consiste à infiltrer ces fils avec de la cire de paraffine et à les mettre ensuite en torsion jusqu'à ce que des spires se forment tout du long de leur longueur. Les fils acquièrent ainsi une structure hélicoïdale. Dans cette configuration, lorsque ces fils sont soumis à une source de chaleur, la cire qu'ils contiennent se dilate en entraînant une augmentation du volume des fils en même temps que leur contraction en longueur. Lorsque la source de chaleur est stoppée, le fil récupère sa torsion initiale en se refroidissant.


Vidéo de présentation de la technologie (vidéo en anglais)Crédits : UTDallasComets

Le muscle ainsi obtenu est capable de fournir des contractions importantes et ultra-rapides, lui permettant de porter plus de 100.000 fois son propre poids, et de générer plus de 85 fois l'énergie mécanique d'un muscle naturel de la même taille. Il peut ainsi porter des charges 200 fois plus lourdes que ce dernier. Si l'on attachait une hélice à ce muscle artificiel, celle-ci pourrait être mise en rotation à une vitesse moyenne de 11 500 révolutions par minute, et ce pour plus de 2 millions de cycles réversibles. Si l'on compare le couple moteur ainsi obtenu par unité de poids, celui-ci est légèrement supérieur à celui des gros moteurs électriques.

Ces performances tiennent en partie aux propriétés exceptionnelles des nanotubes de carbone. Ces fullerènes sont les premiers produits industriels issus des nanotechnologies, connus pour être les matériaux les plus résistants et durs, avec des propriétés de résistances électrique et thermique extrêmement élevées.

Même sans l'ajout de cire, les auteurs de l'étude ont pu montrer que le fait de tordre les fils de nanotubes de carbone suffisait à entraîner une augmentation de leur coefficient d'expansion d'un facteur 10. Ce coefficient d'expansion étant négatif, cela signifie que plus le fil est chauffé, plus il se contracte. L'utilisation de la cire de paraffine présente plusieurs avantages. D'une part sa stabilité thermique est élevée et elle mouille facilement les fils de nanotubes de carbone. D'autre part, ses transitions de phase sont "réglables" (largeurs et température), et le changement de volume associé à ces transitions ainsi qu'à l'expansion thermique de la cire est important. Ainsi, en confinant la cire dans les nano-pores des fils, on obtient une configuration géométrique similaire à un muscle, avec un rapport surface/volume élevé et des conductivités thermiques et électriques importantes, ce qui augmente la vitesse de réponse du muscle.

Les experts précisent cependant que ces muscles artificiels ne sont pas adaptés pour remplacer les muscles du corps humain. La technologie promet par contre de nombreuses applications, grâce à sa simplicité de mise en oeuvre et à sa performance remarquable, telles que la réalisation de robots, cathéters, micro-moteurs, mélangeurs pour les circuits micro-fluidiques, systèmes optiques réglables, micro-valves, positionneurs et même de jouets. En effet, les fils de nanotubes de carbone peuvent être combinés entre eux : mis en torsion, tissés, cousus, tressés et noués ensemble. De plus, la cire peut-être remplacée par un autre matériau ayant la propriété de changer de volume sous certaines conditions si bien que l'activation du muscle peut avoir différentes sources : électrique, chimique ou photonique selon le cas. Toutes ces possibilités permettent le développement d'une grande diversité de matériaux et textiles, intelligents et auto-alimentés.

Dans le cas des fils infiltrés par la cire de paraffine, leur haut coefficient thermique peut être utilisé pour créer un système régulant la température sur une plage étendue de -50°C à +2 500°C. Il est intéressant de noter qu'à une température extrême de +2 500°C, nous ne connaissons pas d'autres actionneurs capables de survivre. Ainsi, on pourrait par exemple imaginer des fenêtres dont l'ouverture dépendrait de la température ambiante. Ou encore des habits dont la taille des pores s'adapterait en fonction de la température extérieure afin de fournir un confort thermique optimal.

Sur le même principe, des fils infiltrés avec un matériau changeant de volume en présence de certains agents chimiques, pourraient permettre d'obtenir une régulation chimique. On réaliserait alors des habits de protection dont les pores se refermeraient en présence des produits chimiques nocifs, par exemple lors d'un incendie. De même, des valves pourraient réguler l'écoulement d'un système selon la présence d'agents chimiques.

Les auteurs de l'étude, qui sont capables de produire des fils de plusieurs km de longueur, attendent une commercialisation rapide de leur technologie, avec la réalisation de petits actionneurs constitués de fils de nanotubes de carbone dont la longueur serait de l'ordre du cm. Le défi principal résidera ensuite dans la réalisation des plus gros actionneurs, mettant en jeu des centaines de milliers de fils individuels fonctionnant en parallèle.

mercredi 5 décembre 2012

Le sperme devient rare en Europe.

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Une importante étude française, réalisée auprès des centres de procréation médicalement assistée, donfirme que les spermatozoïdes chez les hommes occidentaux deviennent une espèce quelque peu menacée. 
On juge la qualité du sperme sur 3 critères :
La concentration des spermatozoïdes /ml
Le pourcentage de formes anormales
La mobilité
En 17 ans dans les échantillons des banques du sperme français la concentration du nombre de spermatozoïdes par ml a décru de presque 33 %. On est passé de 79 m/ml à 50 M/ml
Le nombre  de formes anormales a augmenté de 33 %
Mais on a affaire à des spermatozoïdes plus vaillants puisque le nombre de formes mobiles a augmenté de 4 %.
Cette baisse constaté depuis près de 30 ans en Europe et aux états unis est inquiétante car elle est continue, même si on reste à des niveaux supérieurs à ceux auxquels on sait qu’un sperme a peu de chances de permettre une fécondation.
Pourquoi donc un tel déclin ?
C’est probablement le résultat de l’action de ce qu’on appelle aujourd’hui des perturbateurs endocriniens. Derrière ce mot compliqué se cache un phénomène assez simple. Dans le testicule il y a des cellules qui fabriquent les spermatozoïdes et tout cela est sous influence de la testostérone.
Or dans notre environnement et depuis de longues années nous sommes exposés à des produits qui contiennent des substances proches des œstrogènes, une hormone femelle.
Ces produits on les trouve dans les pesticides, dans les plastiques, les peintures, dans certains textiles. Partout quoi : bisphénol A, PCB etc.
Et ces produits, les femmes enceintes y sont exposés comme tout un chacun et si elles portent un fœtus mâle, un futur petit garçon, les testicules de ce dernier vont se trouver exposés à des hormones femelles qui vont freiner leur développement.
Et ces modifications peuvent, semble t-il entrainer des perturbations qui passent d’une génération à l’autre.
Cela veut dire qu’il se passe vraiment quelque chose de sérieux dans notre environnement et qu’il faut prendre un certain nombre de mesures pour protéger la fertilité des mâles. Et plus que ça sans doute
Référence de l’étude :
Rolland M. et al
Decline in semen concentration and morphology in a sample of 26 609 men close to general population between 1989 and 2005 in France 
Human Reproductionjournal. doi:10.1093/humrep/des415
On peut également lire une bonne synthèse ICI


http://www.docteurjd.com

jeudi 29 novembre 2012

Des chercheurs fabriquent des muscles artificiels.

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Il s'agit en réalité de très petits muscles artificiels créés par une équipe internationale de chercheurs. D'après les mesures, ils sont 200 fois plus puissants que ceux dont notre corps dispose. Les parties mobiles des machines comme les avions ou les robots sont actionnées actuellement par des moteurs, mais des chercheurs tentent de créer des muscles artificiels afin de réaliser des mouvements plus naturels et précis. 


Un spécialiste américain (université du Texas à Dallas) en nanotechnologies vient, avec son équipe, de créer un nouveau type de muscle. Ces muscles d'un nouveau genre seraient idéaux pour des petits dispositifs médicaux. On peut aussi penser à réaliser avec eux des muscles faciaux pour les robots. 

Ces muscles sont réalisés en cordes de nanotubes de carbone. Ils ont enroulé sur eux-mêmes les filaments, comme l'on fait habituellement pour les fibres de laine ou de coton. Ils ont ensuite rempli les espaces entre les fils de nanotubes réalisés à partir de matériaux différents. 

Un de ces matériaux est la paraffine. Pour réaliser les contractions de ces fibres, il suffisait aux chercheurs de chauffer le fil brièvement. Cela provoque une expansion de la paraffine qui repousse les parois en nanotubes et les rend plus épais et plus courts. Le refroidissement fait revenir le tout à la longueur initiale. On pouvait faire cela toutes les 25 millisecondes. Une telle rapidité permet de réaliser beaucoup de travail en définitive. Le laboratoire peut d'ores et déjà produire une fibre d'un kilomètre de long. Rien n'empêche toutefois de faire davantage un jour. On tente également de faire réagir les « muscles » à autre chose que de la chaleur : des composés chimiques par exemple. En effet, chauffer a pour inconvénient de requérir trop d'énergie.

Un robot pour assister les chirurgiens.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71614.htm
Bertin Nahum, un Français, d'origine béninoise, en 4ème position dans le classement des dix entrepreneurs de pointe les plus révolutionnaires de la planète établi par Discovery Series, qui plus est derrière Steve Jobs, Mark Zuckerberg et James Cameron, ce n'est évidemment pas banal! Alors qu'en France on parle de "redressement productif", cette information a même une saveur toute particulière. Elle rappelle en effet que les innovateurs ne manquent pas dans ce pays mais que, bien souvent, ils ne sont pas ou peu reconnus, du moins à domicile. Fondateur de Medtech, une petite entreprise qui compte aujourd'hui une vingtaine de personnes, Bertin Nahum, après avoir conçu BRIGIT et ROSA, deux "robots chirurgiens" dédiés, l'un à la chirurgie orthopédique, l'autre à la neurochirurgie, travaille au développement d'un troisième robot centré sur le rachis. Les premières opérations à l'aide de ce dernier devraient être réalisées fin 2013, début 2014.


La fibre entrepreneuriale ? Bertin Nahum ne sait pas si on l'a ou pas naturellement. Il se rappelle qu'à sa sortie de l'Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon, qu'il avait intégré en quatrième année, ce qui est rare, après avoir fait un Master of Science en robotique à la Coventry University en Angleterre, il n'avait pas de velléité de créer une entreprise. "Les écoles d'ingénieurs en général ne cherchent pas à développer cet aspect là chez leurs élèves", observe-t-il. C'est pourquoi, une fois son diplôme d'ingénieur en poche, il a commencé à travailler dans le secteur de la robotique chirurgicale, un domaine qu'il avait découvert à l'INSA en participant à la conception d'un logiciel capable de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners. Après différentes expériences professionnelles chez Computer Motion Inc., Integrated Surgical System Inc. et IMMI SA, où il parfait ses connaissance en chirurgie cardiaque et orthopédique mais aussi en neurochirurgie, convaincu qu'il existe un marché potentiel pour des robots chirurgiens, il décide de créer son entreprise et, pour commencer, de mûrir son projet dans l'incubateur de l'Ecole des Mines d'Ales pour y être "accompagné". Lauréat du Concours nationale d'aide à la création d'entreprises innovants en juillet 2002, il fonde aussitôt Medtech, basée aujourd'hui à Montpellier.

"Medtech n'est pas une entreprise qui développe du logiciel où les coûts sont relativement faibles. Nous concevons du hardware, d'où des coûts relativement élevés, qui plus est pour une petite entreprise qui alors ne disposait pas ou peu de fonds propres", explique-t-il. Et celui-ci de rappeler la difficulté de trouver des investisseurs qui, dans l'ensemble", "restent très frileux". Mais grâce au soutien d'Oséo, de la Drire et de la Région Languedoc-Roussillon, qui ont toujours su être présents, la petite entreprise ne tarde pas à se lancer dans le développement de BRIGIT, un premier robot dédié à la chirurgie orthopédique et, en particulier, à la pose de prothèse du genou. Contacté deux ans plus tard par le groupe américain Zimmer, leader mondial de la chirurgie orthopédique, Bertin Nahum finit par lui céder, en 2006, les brevets qui protégeait cette technologie. "Nous avons décidé alors de réinvestir une partie du fruit de cette transaction dans un nouveau projet visant à développer ROSA, un robot dédié à la neurochirurgie", indique-t-il. Là encore, Oséo soutient pleinement la PME montpelliéraine. Résultat, en l'espace de deux ans, ROSA voit le jour et les premiers exemplaires sont vendus, parallèlement à la publication des premiers articles scientifiques dans des revues internationales. Aujourd'hui, le robot ROSA est installé dans une quinzaine d'hôpitaux en France et à l'étranger.



ROSA, l'un des robots de Medtech, en fonctionnement au bloc opératoireCrédits : Medtech

La robotique chirurgicale : un mouvement inéluctable
En 2010, Medtech décide d'ouvrir son capital et d'y faire entrer un fonds d'investissement. "Autofinancer notre développement à l'international s'avérait très compliqué. Aussi avons-nous opté pour cette solution visant à faire appel à un fonds d'investissement qui nous apporte ainsi les moyens financiers nécessaires. D'où l'ouverture d'une structure à New York et le développement de nos ventes en particulier aux Etats-Unis, au Canada et en Chine", explique Bertin Nahum. Parallèlement, Medtech travaille au développement d'un troisième robot chirurgien dédié à la chirurgie du rachis, c'est-à-dire de la colonne vertébrale, avec pour objectif de permettre les premières opérations d'ici 12 à 15 mois. Cette famille va-t-elle encore grandir ? Le fondateur de Medtech estime que nous sommes au tout début d'un mouvement inéluctable, mouvement de pénétration très fort au sein du bloc opératoire. "La technologie ne va pas remplacer le chirurgien, dont le métier reste très artisanal, même s'il s'agit d'artisanat de très haut niveau. Elle va juste l'assister et lui garantir que quand il va implanter une vis par exemple, le travail sera réalisé avec la plus grande efficacité".

Alors qu'elle célèbre ses dix ans, Medtech finalise une importante augmentation de capital, avec l'objectif de doubler ses effectifs au cours des trois prochaines années. Les idées ne manquent et Bertin Nahum a encore pas mal de développements en devenir dans ses cartons. Des regrets à l'heure de faire le bilan d'une première décennie d'activités ? Pas vraiment, si ce n'est la difficulté, toujours très actuelle, de collaborer avec des laboratoires académiques. "Pour une petite entreprise comme Medtech, cela reste très difficile de parler de transfert de technologie et de propriété intellectuelle avec les universités, d'autant plus quand il s'agit de laboratoires habitués à travailler avec de grands groupes industriels et qui ont beaucoup de difficultés à se mettre au diapason des contraintes d'une PME ou d'une TPE", observe-t-il.
DINOTOXTRA