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mardi 14 août 2012

Homo sapiens et Néanderthal ne se serait pas génétiquement mélangés;

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Voilà environ deux ans que plusieurs études avaient suggérées que l'Homo sapiens avait dû se reproduire occasionnellement et se métisser avec Neandertal. Fondées sur l'analyse d'ADN fossile, les populations modernes d'origine européenne et asiatique partagent en moyenne 1 % à 4 % de leur génome avec celui des Néandertaliens, il n'en faffut pas plus pour imaginer que les deux espèces purent à un moment donné s'accoupler et avoir des enfants.

Mais selon une nouvelle étude publiée par la revue de l'Académie des sciences américaine PNAS, deux scientifiques de l'Université britannique de Cambridge estiment que ces fragments d'ADN que nous partageons ne prouvent rien. Selon ces deux scientifiques, les gênes partagés aux deux espèces, ne serait que la résultante d'un ancêtre commun. 

 "Nos travaux montrent clairement que les structures découvertes dans le génome de Neandertal ne sont pas exceptionnelles, et qu'elles correspondent à ce qu'on s'attend à trouver sans hybridation", assure Andrea Manica dans un communiqué. "Donc, si hybridation il y a eu - il est difficile de prouver que cela n'est jamais arrivé -, le phénomène a été minime et bien moindre que ce qu'on affirme actuellement", ajoute le chercheur.

dimanche 16 août 2009

Combien de dents avait Néandertal?

De DinotoxtrA


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Le même nombre que nous, 32 ! En revanche, leur croissance était 15 fois (NDLR il semble que soit 15%) plus rapide que chez l’homme moderne. Une différence de taille qui permet au paléoanthropologue Fernando Ramirez Rossi, du CNRS, de prouver, dans une étude publiée en avril 2004 dans la revue britannique Nature, que l’homme de Neandertal constitue bien une espèce distincte d’Homo sapiens. Etroitement liée au développement général d’un individu, cette croissance dentaire démontre que les néandertaliens étaient adultes vers l’âge de 15 ans, au lieu de 18-20 ans pour notre
espèce. « Les différences entre les deux types de croissance prouvent que les néandertaliens et les Homo sapiens n’ont pas pu se reproduire entre eux, explique le chercheur. L’embryon se serait révélé non viable ou stérile. » Point final à un vieux débat ?

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jeudi 13 août 2009

Neanderthal ne pouvait pas manger de choux

De Fichiers transférés


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Les chercheurs sont parvenus à ces conclusions après avoir procédé au séquencage d'un fragment de gènes d'os d'hommes de Néanderthal vieux de 48.000 ans découvert à El Sidron, dans le nord de l'Espagne, a annoncé mercredi le conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC).

"Cela signifie que la perception gustative de l'amer est antérieure à la divergence de lignage" qui a séparé le Néanderthal de celui qui allait devenir l'homme moderne, selon le CSIC.

Le phénylthiocarbamide, ou encore PTC, est un composant chimique présent dans certains végétaux tels que les choux de Bruxelles, les brocolis ou dans certains fruits. Il est aussi présent dans certaines plantes toxiques.

"La perception de l'amer nous protège de l'ingestion de plantes toxiques", selon le CSIC.

Mais les similitudes avec l'homme moderne vont encore plus loin puisque les scientifiques ont découvert chez le Néanderthal une variante récessive du gène en question (TAS2R38) qui rendait certains d'entre eux incapables de détecter les PTC, tout comme environ un tiers des hommes modernes.

"C'est un mystère de l'évolution", pour le CSIC. "L'ingestion massive de ces composants (amers) peut être toxique, et il est donc difficile de comprendre, du point de vue de l'évolution, l'existence d'individus qui ne pouvaient pas les identifier".

Le directeur des recherches, Carles Lalueza Fox, de l'Université de Barcelone, émet l'hypothèse qu'ils avaient la possibilité de détecter d'autres composants pas encore identifiés, ce qui permettrait d'expliquer la raison de la survivance du gène récessif.

L'homme de Néanderthal et l'homme moderne émanent d'un ancêtre commun, mais ont divergé il y a environ 300.000 ans.

Le site d'El Sidron, dans les Asturies, a permis de retrouver depuis 2000 les reste d'au moins 10 Néanderthals.

L'homme de Néanderthal a disparu il y a environ 28.000 ans. Son dernier refuge connu était Gibraltar.






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samedi 25 juillet 2009

Le vrai visage de Neandertal

SAMEDI 25 JUILLET 2009 / 0H20 sur France 5

Vous pouvez me l'enregistrer et mettre sur le net, merci.







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jeudi 23 juillet 2009

Des populations de Neandertal plus faibles

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En étudiant l’ADN mitochondrial de cinq fossiles de Neandertal, une équipe européenne a montré que la diversité génétique des Neandertaliens vivant il y a entre 38 000 et 70 000 ans ne représentait qu’un tiers de la diversité génétique observée chez les hommes modernes. Ceci indiquerait qu’à l’époque, la population des hommes de Neandertal était réduite (3 500 femelles), voire qu’elle était plus petite que celle des grands singes.




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dimanche 5 juillet 2009

Le vrai visage de Néandertal

Si quelqu'un connait un lien pour le visionner ou le rélécharger, merci?

Une émission qui passe à des heures débiles et vous vous demandez pourquoi il y a du téléchargement illégal?




France 5 diffuse, jeudi 02 juillet 2009 à 15 heures 42, le documentaire écrit par Ruth Omphalius et réalisé par Nina Koshofer "Le vrai visage de Néandertal".



Le crâne découvert en 1856 dans la vallée de Neander, en Allemagne, et tous les ossements retrouvés depuis relatifs à la même espèce d'hominidé, ne cessent d'intriguer les scientifiques. Beaucoup de zones d'ombre demeurent. Son rapport avec l'homo sapiens, en particulier, demeure mystérieux : si la différence entre ces deux espèces n'est plus débattue, les effets de l'arrivée de l'homme moderne sur le territoire des néandertaliens ne sont pas encore tous connus. Mais grâce aux fouilles et aux travaux effectués par les chercheurs, nous disposons à présent de nombreux éléments de connaissance sur son langage, ses techniques de chasse, sa pharmacopée, ses rites funéraires... Grâce au travail sur l'ADN notamment réalisé par les paléogénéticiens, l'homme de Neandertal devient de plus en plus familier.





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mercredi 24 juin 2009

La musique au temps de Neanderthal

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Il s'agit du plus ancien instrument de musique connu au monde. Une flûte sculptée dans un os il y a 35.000 ans a été découverte dans une grotte en Allemagne, ont annoncé les archéologues, apportant une preuve supplémentaire de la culture complexe et créative de l'Homo Sapiens à son arrivée en Europe.

L'équipe menée par l'archéologue Nicholas Conard, de l'université de Tübingen en Allemagne, a assemblé la flûte à partir de douze morceaux taillés dans un os de vautour, découverts dans une petite salle de la grotte de Hohle Fels, située dans le Bade-Wurtemberg (sud).

L'objet mesure 22 centimètres et comporte cinq trous et une encoche à son extrémité. "C'est sans aucun doute le plus ancien instrument de musique du monde", a déclaré M. Conard à l'Associated Press. La découverte a été publiée en ligne mercredi par la revue "Nature".

La flûte de Hohle Fels est plus complète et apparaît comme légèrement plus ancienne que d'autres fragments d'os et d'ivoire de sept autres instruments du même type découverts dans des grottes allemandes et étudiés ces dernières années par l'équipe de Nicholas Conard.

Un autre ensemble de 22 flûtes trouvées en France dans les Pyrénées comprend des instruments dont certains sont supposés avoir été taillés il y a 30.000 ans.

Les archéologues ont extrait l'objet de la grotte de Hohle Fels en septembre 2008, mois au cours duquel où ils ont mis au jour au même endroit six morceaux d'ivoire formant une figurine en forme de femme, dont ils pensent qu'il s'agit de la plus ancienne statuette connue de forme humaine.

L'instrument et la sculpture montrent que l'homme moderne, ou Homo Sapiens, arrivé en Europe il y a 40.000 ans, avait développé une culture avancée, selon Wil Roebroeks, archéologue à l'université de Leiden, aux Pays-Bas.

L'Homme de Neandertal était encore présent sur le continent à cette époque, et fréquentait la grotte de Hohle Fels, mais les deux archéologues, allemand et néerlandais, s'accordent pour dire que les objets découverts ont été conçus par l'Homo Sapiens.

"Les traces matérielles sont tellement différentes de ce qui s'est passé pendant des centaines de milliers d'années avec les Néandertaliens", a constaté M. Roebroeks. "Je suis prêt à parier sur l'homme moderne, qui a créé et joué de ces flûtes".

Selon April Nowel, paléontologue à l'université de Victoria, au Canada, certains chercheurs ont émis l'hypothèse que l'Homme de Neandertal ait pu utiliser des pointes de flèches comme carillons éoliens et des marques sur des stalactites suggèrent qu'elles étaient utilisées comme instruments de percussion. Mais il n'en existe aucune preuve, a-t-elle souligné, ajoutant que la flûte de Hohle Fels était beaucoup plus crédible.

"Il y a une différence entre des apparitions sporadiques et le vrai développement, dans ce cas, d'une culture musicale", a-t-elle déclaré. "L'importance d'une découverte telle que cette flûte est qu'elle montre une tradition et une technique bien établies". AP






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mardi 16 juin 2009

Un Neanderthal Hollandais sorti des eaux

Le fragment de Zélande (et son image miroir) apposé sur le crâne d’un Néandertalien de la Chapelle-aux-Saints. (Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig)




Le premier fossile de Néandertalien hollandais a été présenté officiellement aujourd’hui au muséum de Leyde, en Hollande. Ce fragment de crâne est aussi le premier fossile appartenant à la famille humaine provenant de sédiments sous-marin, dans la mer du Nord.

Le fossile a en effet été remonté il y a quelques années dans les filets d’un bateau de pêche, à environ 15 kilomètres des côtes de la province de Zélande, et repéré par un paléontologue amateur. L’étude scientifique du fragment, un morceau du front et de l’arcade sourcilière, a été menée par l’équipe de Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive (Leipzig, Allemagne) et des chercheurs de l’Université de Leyde.

Grâce à la tomographie assistée par ordinateur, les chercheurs ont pu superposer virtuellement le fragment de la mer du Nord à un crâne de Néandertalien retrouvé dans le sud de la France et constater qu’il s’adapte parfaitement à l’anatomie de ce crâne. Le fragment de Zélande appartenait à un jeune homme au régime carnivore typique des Néandertaliens, ont déterminé les chercheurs.



Le fossile est âgé de 40.000 à 100.000 ans. Les paléontologues n’ont pas pu le dater d’après les sédiments et n’ont pas procédé à des analyses du collagène car il aurait fallu pour cela détruire une bonne partie du fossile.

A l’époque où vivait ce jeune Néandertalien, la mer du Nord était une plaine. De nombreux os de mammouths et d’autres animaux ont été remontés par les bateaux de pêche mais c’est le premier fossile humain ainsi découvert. Il est exposé au musée de Leyde. Quant aux travaux, ils vont être publiés dans le Journal of Human Evolution.

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com






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samedi 6 juin 2009

La marche des Homo


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Habilis, georgicus, ergaster, erectus, neanderthalensis , sapiens . La généalogie du genre Homo - nom savant du genre humain - s'est considérablement étoffée depuis une trentaine d'années, au fil des découvertes de fossiles dans le monde.

Les traces de ces différentes espèces ont suivi en gros la même piste. Celle qui partait d'Afrique de l'Est pour rejoindre le Proche-Orient et, de là, la longue plaine sédimentaire lovée entre les Cévennes et les bords de la Méditerranée. Cette région que l'on appellerait un jour le Languedoc-Roussillon.

La découverte en 2001 du crâne déformé de Toumaï - Sahelanthropus tchadensis - a modifié ce parcours un peu trop linéaire, sans toutefois en modifier la direction. Découvrir un ancêtre âgé de 7 millions d'années à plus de 3 000 km à l'ouest du rift africain soulève bien des questions. Que faisait donc là ce petit bonhomme d'un peu plus d'un mètre, déjà debout, au bord d'un lac Tchad grand comme la France ? Existe-t-il une filiation et quelle serait-elle entre lui et les autres hominiens ?

A bien y regarder, l'arbre généalogique du genre Homo fait plus penser à un buisson qu'à une lignée ininterrompue. L'aventure des australopithèques, comme la célèbre Lucy, s'est interrompue brusquement - du moins dans l'état actuel de nos connaissances - il y a entre 1,5 et 1,3 million d'années. La découverte récente de traces de pas, au Kenya (1) , montre que des Homo erectus - ou homme debout - déambulaient à la même époque à quelques centaines de kilomètres des descendants de Lucy.

Fascinante perspective, car cela revient à suggérer que des espèces différentes d'hominidés ont coexisté - ne parlons pas de cohabitation... -, comme l'ont fait d'ailleurs bien plus tard les hommes (et femmes, bien sûr) dits de Néandertal et les premiers groupes de sapiens , qui deviendront alors les Cro-Magnon, nos ancêtres les plus directs.

A cet égard, une récente étude conduite par le CEA (2) tend à montrer que la disparition des néanderthaliens ressort d'une compétition avec les Homo sapiens . Neandertalensis a-t-il été l'Indien de sapiens ? Rien ne permet de l'affirmer ou de l'infirmer. La loi de l'évolution, dont on fête les 100 ans, explique peut-être ce hiatus, dans cette longue marche humaine qui s'arrête à la porte des étoiles. Du moins pour l'instant.


(1) : Midi Libre du 1 er mars 2009.
(2) : www.cea.fr/le_cea/actualites /extinction_de_l_homme_de_neanderthal-15321

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dimanche 24 mai 2009

A la poursuite de Neanderthal

Par Sophie Manellies
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On ignore s'il avait le torse velu, s'il agitait les mains quand il grognait, s'il jouait aux boules devant sa caverne… Mais ce que l'on sait désormais avec certitude, c'est qu'un homme de Néanderthal typiquement "méridional", c'est-à-dire génétiquement distinct de ses cousins occidentaux et asiatiques, vivait en Provence il y a 50 000 ans…

Voilà ce que trois chercheuses de l'unité d'Anthropologie bioculturelle de la Faculté Nord de Marseille (UMR 6578, Université de la Méditerranée, CNRS, EFS) viennent de démontrer. Mais avant d'aller plus loin, un peu de (pré)histoire. Retour 50 000 ans en arrière, donc, quand l'homme de Néanderthal était le maître en Europe, en Asie occidentale, au Proche-Orient. Ces tribus de chasseurs de mammouths, estimés entre 200 000 et 250 000 individus, peuplaient une partie de l'Europe, entre le Portugal et la Sibérie occidentale.

Leur règne durera plus de 350 000 ans. Mais ces premiers Européens ne sont pas les ancêtres de l'homme moderne. Car peu à peu, l'espèce s'est éteinte, supplantée (massacrée disent certains) par une autre lignée humaine, plus grande, plus douée, plus… photogénique sans doute : les Homo sapiens (homme de Cro Magnon), des envahisseurs venus de l'Est. Nos arrière, arrière, arrière... grands-parents.Cet homo néanderthalensis qui vivait en Provence il y a 40 000 ans était rouquin et avait les yeux clairs.


Mais revenons à nos Néanderthaliens. Ces humains formaient-ils un "peuple" homogène ? Ou, comme l'ont laissé penser les observations faites sur les ossements fossiles, existait-il des groupes morphologiquement distincts ? En croisant leurs compétences, Silvana Condemi, paléoanthropologue, Anna Degioanni, généticienne des populations, et Virginie Fabre, qui prépare son doctorat, ont étudié des fragments d'ADN des 12 ossements et dents de Néanderthaliens découverts en Asie et en Europe.

"Nous avons utilisé une méthode bioinformatique inédite consistant à croiser les données génétiques et géographiques, afin de déterminer les scénarios statistiquement les plus probables"
, résument les chercheuses. Résultat : "Trois sous-groupes présentant des séquences d'ADN distinctes apparaissent. L'un se situe en Asie, l'autre en Europe occidentale, et le 3e en Europe méridionale, entre la côte es pagnole et la Croatie ".

Ces différences génétiques correspondent aux barrières géographiques (mers, montagnes) qui s'érigeaient alors entre les différentes tribus. Mais qu'avait, de si différent, notre Provençal des cavernes ? "L'ADN analysé ne permet pas de reconstituer des particularités morphologiques", précise la paléoanthropologue. "Ce que nous savons, grâce à l'étude anatomique des fossiles, c'est que ses dents étaient beaucoup plus petites que celles de ses congénères du Nord. Et que les tribus du Midi ont été les dernières à survivre, avant l'extinction de l'espèce."

Petite, massive, dotée d'un gros bourrelet au-dessus des orbites, cette autre espèce humaine était aussi abominablement prognathe. Dernier détail, récemment révélé par l'analyse génétique de deux fossiles découverts en Espagne et au Nord de l'Italie : les Néanderthaliens du sud étaient des rouquins aux yeux clairs.

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La question : Néanderthal a-t-il laissé une descendance ?

Votre chef de service est petit, épais, trapu, avec un front fuyant et des yeux enfoncés dans les orbites ? Et si ce faciès peu engageant était un héritage d'un lointain ancêtre néanderthalien ? Sapiens et Néanderthal, qui ont cohabité pendant plus de 10 000 ans sur les mêmes territoires, ont-ils pu se reproduire ensemble et se mélanger génétiquement ?

C'est l'une des grandes énigmes de la paléoanthropologie moderne. "Le métissage n'est pas exclu scientifiquement", répond Silvana Condemi. Mais si Homo sapiens et Homo néanderthalensis sont bien deux espèces distinctes, "on ignore encore s'il était possible qu'elles se reproduisent ensemble. Si c'est le cas, et s'il y a eu hybridation, on ne sait pas si les enfants étaient stériles, comme ceux issus par exemple d'un croisement entre l'âne et le mulet. De plus, les barrières culturelles ont pu rendre ce métissage difficile".

La science commence à peine à défricher ce terrain chargé de fantasmes. La découverte des premiers fossiles de Néanderthaliens ne remonte qu'à 150 ans. Et, comme le précise la généticienne des populations, Anna Degioanni, "l'analyse de ces fragments d'ADN (15 séquençages seulement dans le monde), techniquement très complexe, n'est possible que depuis une quinzaine d'années".

Les recherches déjà réalisées montrent que le patrimoine génétique du Néanderthalien est différent de celui de l'homme moderne, mais cette différence n'est pas plus grande que celle qui existe entre les génomes de deux groupes de chimpanzés. Et il subsiste dans le génome de l'homme moderne un petit pourcentage de gène, dont on ne s'explique pas l'origine.



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jeudi 21 mai 2009

Neanderthal pour repas des Homo sapiens

La mystérieuse disparition de l’Homme de Néandertal il y a 30 000 ans laisse les scientifiques perplexes depuis des siècles. Mais aujourd’hui, selon l’expertise d’un fossile clé, il semblerait que ces hommes aient eu une fin affreuse puisqu’ils auraient été mangés par nos ancêtres.

De °

Des marques de coupures ont été retrouvées sur la mâchoire d’un homme de Néandertal découvert dans le sud-ouest de la France, lors d’une étude menée par le journal Anthropological Sciences. Les coupures sur cet os sont similaires à celles laissées sur la chair des autres animaux abattus par les hommes à l’âge de Pierre.

Le chef de l’équipe de recherche, Fernando Rozzi, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris, déclare : « Pendant des années, les gens ont essayé de cacher cette preuve de cannibalisme, mais je crois que nous devons accepter ce qui s’est passé ». M. Rozzi pense que la mâchoire apporte la preuve que les Néandertaliens ont été attaqués et parfois tués par les humains, qui rapportaient alors les corps dans leur caverne pour les manger ou utiliser leurs dents et crânes comme trophées.

Les Néandertaliens ont réussi à survivre à plusieurs périodes glaciaires avant de mourir, à peu près au même moment où l’ancêtre de l’Homme moderne arrivait d’Afrique sur le continent. Une des théories explicatives de la disparition de l’Homme de Néandertal est qu’il n’aurait pas pu rivaliser face aux humains, qui avaient un cerveau plus développé et des outils plus sophistiqués.

Cette annonce controversée de "cannibalisme" va sûrement diviser la communauté scientifique. Francesco d’Errico, de l’institut de préhistoire de Bordeaux n’est pas d’accord avec cette théorie : « Une série de marques de coupures ne prouve pas un cas avéré de cannibalisme ». Il ajoute que les hommes auraient pu trouver ces os et se servir des dents comme collier.

Le professeur Christ Stringer, du muséum d’histoire naturelle de Londres déclare : « Nous avons réellement besoin de plus de preuves, mais cela montre que l’Homme moderne et les Néandertaliens vivaient dans la même zone de l’Europe au même instant, qu’ils avaient des rapports, et que certains de ces rapports étaient hostiles ».

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Nos anciens trop gros?

Les chercheurs disent que la statuette «Vénus», trouvée en 2008 dans le sud de l'Allemagne, vieille d'environ 35 000 ans, serait la plus ancienne sculpture jamais trouvée. C'est une statuette sexuellement suggestive - large poitrine, large croupe - qui serait censée représenter la fertilité. Mais, à l'évidence, elle est aussi extrêmement grasse. Y avait-il des obèses dans les temps préhistoriques ?

Très peu, voire aucun. L'obésité est définie par un indice de masse corporelle supérieur à 30 - peser 100kg quand on mesure 1,55 m, par exemple. Le meilleur indice relatif aux silhouettes des peuples préhistoriques se trouve dans les sociétés actuelles dont le style de vie est comparable - c'est-à-dire les chasseurs-cueilleurs. Des San du Botswana aux Pygmées de l'Afrique centrale, en passant par les Batek de Malaisie, les groupes appartenant à cette catégorie sont en général petits et très maigres. Les Bakas du Cameroun, par exemple, font en moyenne 1,52m pour 47 kg environ, ce qui leur fait un IMC aux alentours de 20. Les chasseurs-cueilleurs sont en général minces parce qu'ils se nourrissent très largement de fruits et de légumes, de tubercules du sous-sol et, dans certaines régions d'Afrique, de miel. Ils puisent aussi des calories dans la viande des animaux et quelques-uns de leurs régimes sont particulièrement riches en poisson. Mais de nombreuses tribus insistent sur le partage équitable de la viande et il y en a rarement assez pour qu'un individu puisse en profiter pour grossir. Les chasseurs-cueilleurs restent aussi minces, et ce n'est pas étonnant, parce que leur mode de vie est en général actif.

Les fossiles ne nous aident pas trop pour savoir quelle était la forme physique des humains de l'âge de pierre puisque, pour la plupart, les os d'un homme de 68 kg sont identiques à ceux d'un homme de 113 kg. Beaucoup de vieux squelettes présentent des marques de fractures ou des signes d'arthrose, mais il est difficile de dire si ces stigmates de dégradation sont dus à l'obésité. Les hommes de Neandertal, voici 200 000 ans, étaient plus petits et plus massifs que nous, mais, là encore, aucune preuve pour attester de leur obésité.

Selon toute vraisemblance l'obésité a commencé avec les débuts de l'agriculture, il y a 12 000 ans. Les surplus de nourriture et le mode de vie relativement sédentaire des villages rendaient la surconsommation possible pour la première fois dans l'histoire humaine. Un autre facteur fut l'avènement des aliments industriels, avec l'invention des meules à rouleau en acier à la fin du XIXème siècle, et la possibilité de les commercialiser à grande échelle. Les graines et autres glucides réduits en farine sont plus faciles à digérer. Ce qui fait que vous avez faim plus vite. Selon les théories de certains scientifiques, si jadis les gens étaient plus minces, c'est aussi parce qu'ils étaient plus exposés aux infections. (Si vous mangez des carottes que vous avez sorties de terre - et non pas d'un film plastique -, vous avez plus de chances de subir constamment de mineures attaques parasitaires). Quand vous combattez une infection, la température de votre corps grimpe, et vous brûlez plus de calories.

Certaines femmes des sociétés de chasseurs-cueilleurs ont des fesses anormalement larges, un trait appelé stéatopygie. C'est particulièrement répandu chez les Khoïkhoï d'Afrique du sud et les tribus des îles Andaman. Et parfois considéré comme un signe de beauté ayant pu inspirer certaines anciennes statuettes des plus voluptueuses. L'exemple le plus célèbre de stéatopygie a été la Vénus Hottentote, une femme khoïkhoï dont les caractéristiques physiques l'ont transformée en phénomène de foire dans l'Europe du XIXème siècle.

Christopher Beam

Article traduit par Peggy Sastre.

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