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vendredi 1 mars 2013

Un jeune Français invente des lunettes révolutionnaires pour les stars !


Avec un BEP en électricité et un bac pro en poche, Paul Morlet s’est servi des plus grandes stars américaines pour se faire connaître. Le succès est aujourd’hui au rendez-vous.
Ses lunettes dont les verres affichent des images, des logos ou des messages ont déjà séduit les plus grandes stars, de Lady Gaga aux Black Eyed Peas. À seulement 22 ans, avec seulement un bac pro en poche et de la débrouille à revendre, le jeune Paul Morlet, à la tête de Lulu Frenchie, est un entrepreneur atypique.
«Collégien en ZEP, dernier de la classe, j’ai été orienté par mon prof de gym vers un BEP en électricité. Puis sans conviction non plus, j’ai passé un bac pro en alternance à la SNCF dans l’informatique», narre ce Lyonnais, fils d’un formateur technique et d’une secrétaire. Il passe quelques mois dans un groupe de radio avant de lancer son projet avec deux associés en octobre 2010, financé par ses 5000 euros d’économies. «J’avais vu à la télé une soirée poker où la pub était partout sauf sur les visages des joueurs, d’où l’idée des lunettes», explique-t-il.

Séduire les stars pour augmenter sa visibilité

Celui qui se définit comme «technique et cartésien» met alors au point son procédé, applicable à des verres blancs ou solaires. Le principe est simple: des pellicules personnalisées sont imprimées sur un «traceur», avant d’être percées d’une multitude de petits trous pour ne pas obstruer la vision. Elles sont ensuite collées sur les verres. Pour se faire connaître à ses début, il décide de séduire les stars, en écrivant leurs noms sur des lunettes. Il s’arrange pour leur faire remettre une paire en backstage ou sur scène et, très vite, elles mordent à l’hameçon en les portant, assurant une visiblité à bon compte à sa marque.
Et ça marche! Avec 500.000 paires vendues en 2012, dont la moitié à l’export, et un million d’euros de chiffre d’affaires, le succès est au rendez-vous. La société a aujourd’hui changé de dimension, décrochant des licences de grandes marques, comme celle du PSG par exemple. Elle s’adresse autant aux professionels qu’aux particuliers, qui peuvent passer commande sur son site internet, à partir de 9-10 euros la paire, la livraison étant garantie pour tous en 24 heures jusqu’à New York, assure la marque.
«Je veux offrir un service et laisser une production en France», martèle le jeune entrepreneur, qui s’approvisionne néanmoins en montures depuis la Chine, faute d’avoir trouvé un fournisseur compétitif dans l’Hexagone selon lui. Admirateur de Xavier Niel ,le fondateur de Free, il fustige les freins à l’activité et à l’innovation, alors que «notre pays a les cerveaux et les moyens».

«Il fait partie de ces quelques jeunes qui créent leur propre boulot»

Invité à des conférences à Pékin, Rome et Bruxelles par la Commission européenne ,il a contribué à la réflexion de l’institution sur la simplification de la création d’entreprise. Pour son ami lyonnais Maxime Verner, candidat à 22 ans à la dernière élection présidentielle comme «porte-voix de la jeunesse», «Paul, très démerdeur, fait partie de ces quelques jeunes qui créent leur propre boulot et malgré un niveau d’études modeste, il montre par l’exemple que ça marche».
L’intéressé, en tout cas, est fier de ce qu’il a bâti sans être un héritier. «Je ne suis pas dans la même cour que les entrepreneurs de près de 30 ans sortis d’écoles de commerce, qui s’endettent mais ont les parents derrière», déclare-t-il modeste. Et il n’entend pas s’arrêter là. Son nouveau champ d’intervention: les prisons. Paul Morlet a décidé d’accompagner des détenus souhaitant se mettre à leur compte à leur sortie. «Ils sont en galère, et ont besoin d’être orienté, comme j’en aurais eu besoin plus jeune».

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